(Re)découvrez l’une des chansons pro-Israël oubliées de Bob Dylan
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(Re)découvrez l’une des chansons pro-Israël oubliées de Bob Dylan

‘Neighborhodd Bully’ déplore le fait que l’Etat juif soit ‘en infériorité numérique d’environ d’un million pour un’

Bob Dylan au Stade Kezar à San Francisco, le 23 mars 1975. (Crédit : Alvan Meyerowitz/Michael Ochs Archives/Getty Images via JTA)
Bob Dylan au Stade Kezar à San Francisco, le 23 mars 1975. (Crédit : Alvan Meyerowitz/Michael Ochs Archives/Getty Images via JTA)

JTA – « J’étais tellement plus vieux, je suis plus jeune que ça maintenant », a chanté Bob Dylan en 1964 dans sa « My Back Pages ».

Alors que la judéité de Dylan a été examinée et réexaminée au cours des années, relativement peu d’attention a été accordée à sa chanson de 1983 « Neighborhood Bully » – une rare déclaration d’un soutien à pleine voix pour Israël d’un rocker américain populaire.

Les paroles (complètes ici en anglais) assimilent Israël à un « homme en exil », qui est injustement étiqueté comme un tyran car il repousse les attaques constantes de ses voisins.

Dylan a publié la chanson dans son deuxième album studio, « Infidels », suite à sa brève incursion chez les ‘chrétiens-nés de nouveau’ à la fin des années 1970 et au début des années 1980.

Certaines des paroles sonnent comme des extraits d’un discours qu’aurait pu prononcer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui dépeint souvent Israël comme un pays assiégé.

Eh bien, l’intimidateur du quartier, il est juste un homme
Ses ennemis disent qu’il est sur leurs terres
Ils ont obtenu son infériorité numérique à un million à un
Il n’a pas d’endroit où s’échapper, pas d’endroit où se réfugier
Il est l’intimidateur du quartier

D’autres se souviennent des affiches de campagne de 2015 du parti politique sioniste et religieux HaBayit HaYehudi, dans lequel le chef du parti (et le ministre actuel de l’Éducation) Naftali Bennett appelle les Israéliens à « cesser de présenter des excuses ».

Eh bien, des lyncheurs, il a assommé, il a été critiqué
Les vieilles femmes l’ont condamné, qu’il devrait s’excuser.
Puis il a détruit une usine à bombe, personne ne s’est réjoui
Les bombes lui étaient destinées. Il était censé se sentir mal
Il est l’intimidateur de quartier

« Neighborhood Bully » a été écrite après la guerre controversée entre le Liban et Israël, à un moment où même les Israéliens avaient remis en question leur gouvernement.

Né Robert Allen Zimmerman et élevé dans la culture juive dans le Minnesota, Dylan a entretenu ses liens avec Israël tout au long de sa vie. Il s’est rendu plusieurs fois dans le pays à la fin des années 1960 et 1970 et avait même entamé la procédure pour rejoindre un kibboutz. Il a donné trois spectacles en Israël en 1987, 1993 et 2011. Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanction (BDS) avait fait pression sur lui pour qu’il annule sa performance la plus récente – mais en vain.

Plus récemment encore, les Israéliens peuvent remercier Dylan pour le concert des Rolling Stones à Tel Aviv en 2014, la première visite du groupe dans le pays. Selon le guitariste Ronnie Wood, c’est Dylan qui leur a donné l’idée.

« Il sortait de la scène et nous dit : ‘nous allons à Tel-Aviv’ », a confié Wood à la Deuxième chaîne à l’époque. « Il avait un grand sourire sur son visage et dit qu’il adorait être là [en Israël] ».

Les Rolling Stones en concert à Tel Aviv - 4 juin 2014 (Crédit : Jack Guez/AFP)
Les Rolling Stones en concert à Tel Aviv – 4 juin 2014 (Crédit : Jack Guez/AFP)
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