Russie : Israël doit limiter ses frappes en Syrie
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Russie : Israël doit limiter ses frappes en Syrie

Un diplomate russe prévient que les frappes pourraient "déstabiliser davantage la situation"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) s'entretient avec l'envoyé spécial du ministre russe aux Affaires syriennes, Vladimir Poutine, Alexander Lavrentiev (au centre) et le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Vershinin (à gauche), à son bureau de Jérusalem, le 29 janvier 2019. (Crédit : Amos Ben-Gershom / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) s'entretient avec l'envoyé spécial du ministre russe aux Affaires syriennes, Vladimir Poutine, Alexander Lavrentiev (au centre) et le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Vershinin (à gauche), à son bureau de Jérusalem, le 29 janvier 2019. (Crédit : Amos Ben-Gershom / GPO)

Vendredi, Sergeï Vershinine, l’assistant russe du ministre des Affaires étrangères, a appelé Israël à limiter ses frappes sur le territoire syrien, déclarant que chaque frappe faisait augmenter le risque d’un futur conflit dans la région.

« En ce qui concerne les dernières attaques israéliennes, nous avons déclaré que de telles attaques arbitraires sur le territoire d’un État souverain devraient être arrêtées et exclues », a dit Vershinine, selon l’agence de presse du gouvernement russe Sputnik. Chaque frappe déstabilise davantage la situation. Personne ne devrait mener des actions en Syrie qui vont au-delà des objectifs de lutte anti-terroriste ».

Vershinine a cependant ajouté que la coordination militaire entre la Russie et Israël fonctionnait après l’incident de l’année dernière, où la Syrie a abattu un avion russe lors d’un raid israélien. La Russie avait accusé Israël qui avait rejeté les accusations.

« Nous voulons bien sûr un mécanisme de déconfliction plus efficace. Nous voulons éviter des incidents similaires à celui qui a eu lieu avec notre avion, a déclaré Vershinine. La ligne militaire de déconfliction fonctionne correctement, elle opère depuis plus d’un an et nous l’améliorons ».

Mercredi, Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré qu’un sommet trilatéral prévu pour plus tard ce mois-ci entre des représentants de la République islamique, de la Russie et de la Turquie aborderait la question des frappes aériennes d’Israël en Syrie.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif assiste à une réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats riverains de la mer Caspienne à Moscou le 5 décembre 2017. (Crédit : AFP / Kirill KUDRYAVTSEV)

Zarif a déclaré à la chaîne d’information russe Russia Today que le Sommet de Sochi du 14 février permettra également d’examiner le retrait prévu des forces américaines de Syrie.

Ses commentaires concernant une réponse aux frappes israéliennes ont suivi une série de sarcasmes réciproques échangés entre dirigeants israéliens et iraniens, alors que les tensions augmentent à la frontière israélo-syrienne entre les forces israéliennes et iraniennes.

Israël a déclaré avoir mené des centaines de frappes aériennes sur ces cibles liées à l’Iran dans le cadre d’une campagne visant à empêcher Téhéran d’établir une présence militaire en Syrie.

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu’il ira à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, leur première rencontre officielle depuis que la Russie a accusé Israël d’être responsable de l’abattage d’un avion militaire russe touché par un tir syrien de défense aérienne au-dessus de la Syrie.

Le président russe Vladimir Putin, à gauche, le président iranien Hassan Rouhani, au centre, et le président turc, à droite lors d’une conférence de presse après une rencontre à Téhéran, le 7 septembre 2018 (Crédit : , AFP PHOTO / SPUTNIK / Mikhail KLIMENTYEV)

Netanyahu a dit qu’il ira en Russie le 21 février pour des discussions focalisées sur les efforts iraniens d’établir une présence militaire en Syrie. Son bureau a expliqué que les dirigeants israélien et russe allaient discuter des questions régionales et améliorer la coordination sécuritaire entre les armées des deux pays en Syrie. Il n’y a pas eu de confirmation immédiate du Kremlin.

Il s’agit aussi de leur première rencontre depuis que le président américain Donald Trump a annoncé, en décembre, qu’il retirerait tous les soldats américains de Syrie dans une décision bien accueillie par Poutine, mais qui a aussi été reçue avec appréhension en Israël.

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