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Ryad a saisi 700 millions de comprimés de drogue venant du Liban depuis 2015

L'Arabie saoudite avait suspendu en 2021 les importations de fruits et légumes du Liban, après avoir saisi des millions de comprimés de captagon, accusant Beyrouth d'"inaction"

Des agents de la Direction du contrôle des stupéfiants du ministère de l'Intérieur saoudien trient des comprimés de captagon saisis lors d'une opération spéciale et présentés ensuite à l'AFP dans la ville côtière de Jeddah, sur la mer Rouge, le 1er mars 2022. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)
Des agents de la Direction du contrôle des stupéfiants du ministère de l'Intérieur saoudien trient des comprimés de captagon saisis lors d'une opération spéciale et présentés ensuite à l'AFP dans la ville côtière de Jeddah, sur la mer Rouge, le 1er mars 2022. (Crédit : Fayez Nureldine / AFP)

L’Arabie saoudite a saisi plus de 700 millions de comprimés de produits stupéfiants en provenance du Liban ou ayant transité par ce pays depuis 2015, a déclaré mardi l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth.

« Le nombre total de saisies provenant du Liban ou ayant transité (par ce pays) dépasse 700 millions de comprimés de drogue et des centaines de kilos de haschisch depuis 2015″, a déclaré l’ambassadeur saoudien, Walid Boukhari, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre libanais de l’Intérieur.

Ryad avait annoncé en avril 2021 la suspension des importations de fruits et légumes en provenance du Liban, après avoir saisi des millions de comprimés de captagon, une drogue de la famille des amphétamines, accusant Beyrouth d' »inaction ».

Le captagon, qui provient principalement de Syrie, transite par le Liban via des cargaisons, notamment de fruits et légumes.

M. Boukhari a déclaré que Ryad avait constaté des progrès dans la lutte contre le trafic de drogue au Liban.

Le commerce du captagon au Moyen-Orient a connu une croissance exponentielle en 2021 pour dépasser les 5 milliards de dollars, ce qui représente un risque croissant pour la santé et la sécurité de la région, selon un rapport du New Lines Institute publié en avril.

La semaine dernière, les autorités libanaises ont fait savoir qu’une enquête serait ouverte après la diffusion sur Internet d’un enregistrement audio dans lequel sont proférées des menaces d’attaques « terroristes » contre l’ambassade d’Arabie saoudite à Beyrouth.

Les relations entre Beyrouth et Ryad, naguère un important investisseur au Liban, ont été mises à mal ces dernières années par l’influence croissante du groupe terroriste chiite du Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par l’Arabie saoudite sunnite.

Le ministère libanais de l’Intérieur soupçonne un Saoudien recherché par Ryad pour « crimes terroristes », Ali ben Hachem ben Salmane Al-Haji, d’être l’auteur de l’enregistrement.

M. Boukhari a appelé mardi les autorités libanaises à livrer le suspect, déclarant « avoir remis une note diplomatique au ministère des Affaires étrangères à cet égard ».

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