Scandale antisémite autour d’un rap évoquant Rothschild, la « synagogue de Satan »
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Scandale antisémite autour d’un rap évoquant Rothschild, la « synagogue de Satan »

Jay Electronica a déclaré qu'il soutenait "chaque mot" de son album, malgré notamment les condamnations de personnalités de la radio

Le rappeur américain Jay Electronica se produit sur scène lors de la deuxième journée du Governors Ball Music Festival de 2018, le 2 juin 2018, à New York. (Crédit 
: Steven Ferdman/Getty Images via JTA)
Le rappeur américain Jay Electronica se produit sur scène lors de la deuxième journée du Governors Ball Music Festival de 2018, le 2 juin 2018, à New York. (Crédit : Steven Ferdman/Getty Images via JTA)

JTA — Le rappeur et producteur américain Jay Electronica – et ami de Louis Farrakhan – a sorti vendredi son premier album, qui suscite déjà la controverse.

Dans la chanson « Ghost of Soulja Slim », au sujet d’un ami rappeur décédé, Electronica chante :

« Et je vous parie un Rothschild que je reçois un coup pour mon dollar
La synagogue de Satan veut que je sois pendu par le col »

Peter Rosenberg, une personnalité juive de la radio, qui apparaît dans diverses émissions de rap et de sport, a parlé de ces phrases. Au début, il a tweeté sur une autre référence qu’Electronica a faite à la « synagogue de Satan », l’une des multiples phrases du Nouveau Testament qui a nourri un débat théologique tout au long de l’histoire. Rosenberg a déclaré que cette phrase le mettait mal à l’aise.

 

Mais Rosenberg a ensuite corrigé son erreur en disant qu’il voulait discuter de l’utilisation plus récente de cette expression par Electronica, montrant ainsi qu’Electronica a utilisé le terme plus d’une fois.

Rosenberg n’a pas commenté la référence aux Rothschild, même si l’importante famille de banquiers juifs européens est citée dans un certain nombre de théories conspirationnistes antisémites internationales des plus connues.

Mais la mention des Rothschild pourrait également être une allusion aux rumeurs sur une histoire d’amour passée entre Electronica et Kate Rothschild, une membre de la famille qui avait une relation d’affaires avec le rappeur.

La chanson commence également par un extrait audio d’un discours de Farrakhan, le leader antisémite de la Nation de l’Islam qui a qualifié les Juifs de « sataniques » (entre autres) dans le passé. Electronica est depuis longtemps membre de la Nation de l’Islam, et lui et Farrakhan sont proches – en dépit du fait que ses raps sont pleins de blasphèmes, ce que la Nation évite. Farrakhan a défendu les blasphèmes d’Electronica dans le passé.

Jay-Z, qui a reçu quelques avertissements de l’Anti-Defamation League pour une de ses propres chansons de rap en 2017, est présent sur le titre et tout au long de l’album intitulé « A Written Testimony ».

Dans une série de tweets enflammés adressés à Rosenberg, Electronica a déclaré qu’il soutenait « chaque mot » de l’album. Electronica a défié Rosenberg à un débat public avec des théologiens, puis Rosenberg l’a invité à son émission du matin – mais l’échange a semblé s’arrêter là.

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