Sebastian Gorka : les attaques de loup solitaire n’existent pas
Rechercher

Sebastian Gorka : les attaques de loup solitaire n’existent pas

Le conseiller du président américain affirme qu'il n'y a jamais eu d'acte terroriste “sérieux” sans lien avec l'EI ou Al-Qaïda

Sebastian Gorka, conseiller du président américain Donald Trump. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Sebastian Gorka, conseiller du président américain Donald Trump. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Sebastian Gorka, l’un des conseillers du président des États-Unis, a déclaré mardi que les attaques terroristes de « loup solitaire » n’existaient pas, et que la phrase avait été inventée par l’administration précédente pour « rendre les Américains stupides ».

Pendant une interview accordée à la chaîne MSNBC, Gorka a affirmé que « il n’y a jamais eu d’attaque sérieuse ou de complot sérieux qui ne soit pas lié à l’EI », se référant au groupe terroriste État islamique, « ou à Al-Qaïda ».

Il a été demandé à Gorka comment le président américain Donald Trump envisageait d’empêcher les « fous de loup solitaire» de mener des attaques dans le monde, même si l’organisation EI était détruite.

« Les loups solitaires n’existent pas, a-t-il répondu. C’est une phrase inventée par la dernière administration pour rendre les Américains stupides. »

Gorka a ajouté que chaque attaque terroriste était en quelque sorte liée à l’EI ou Al-Qaïda. « Au moins à travers l’idéologie et la […] tactique, l’entraînement, les techniques et les procédures qu’ils fournissent par Internet », a-t-il affirmé.

Sebastian Gorka, au centre, à la conférence d'action politique conservatrice à National Harbor, dans le Maryland, le 24 février 2017. (Crédit : Alex Wong/Getty Images)
Sebastian Gorka, au centre, à la conférence d’action politique conservatrice à National Harbor, dans le Maryland, le 24 février 2017. (Crédit : Alex Wong/Getty Images)

Lorsque le journaliste a insisté pour connaître les moyens que l’administration compte utiliser pour empêcher ces individus de mener des attaques, il a déclaré que le vocabulaire utilisé était important.

« Vous ne pouvez pas résoudre un problème, sauf si vous êtes autorisé à parler honnêtement de ce sujet, a-t-il déclaré. Nous allons donc l’appeler le terrorisme islamique radical, nous ciblerons l’idéologie et nous les traiterons de méchants et nous travaillerons avec nos partenaires musulmans. »

Il a également ajouté que la manière de vaincre le terrorisme était de « délégitimer » son idéologie, de sorte que personne ne veuille s’y associer, tout comme le nazisme aujourd’hui.

« Ce que nous devons faire maintenant n’est pas seulement détruire des organisations comme l’EI, ce que nous faisons – elles seront anéanties – mais nous devons aussi délégitimer l’idéologie, a-t-il déclaré. Ainsi, elle deviendra aussi odieuse et sera aussi rejetée que le sont le fascisme et le nazisme aujourd’hui. »

Les présentateurs de l’émission ont également demandé à Gorka pourquoi le président n’avait pas encore condamné l’explosion de samedi dans une mosquée de Minneapolis. Gorka a déclaré qu’il était trop tôt pour émettre des accusations et que l’administration adoptait l’approche « d’attendre et voir ».

Mais, a-t-il poursuivi, « quand nous aurons une sorte d’enquête finalisée, absolument », le président la condamnera.

Le FBI a déclaré que l’explosion au Centre islamique Dar Al-Farooq de Bloomington a été causée par un « engin explosif artisanal ».

Cependant, Gorka a affirmé que de nombreux crimes de haine dont la droite avait été accusée étaient en fait l’œuvre de militants de gauche et que personne ne devrait se précipiter pour juger.

Lorsqu’on lui a fait remarqué que Trump avait rapidement condamné l’attentat terroriste de Londres en juin, avant même que la police ne confirme qu’il s’agissait d’un acte terroriste, Gorka a répondu que parfois cela était évident.

« Parfois, une attaque est ce qu’elle est, sans équivoque et clairement, a-t-il répondu. Quand quelqu’un crie Allahu Akbar alors qu’il poignarde un policier, il est très clair que ce n’est pas un cas où la mafia vole une banque, n’est-ce pas ? »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...