Israël en guerre - Jour 144

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Selon la Banque mondiale, 45 % des habitations de Gaza sont irréparables

Les dégâts les plus importants se trouveraient dans le nord, où près de 60 % des structures résidentielles auraient été endommagées, laissant plus d'un million de personnes sans-abri

Des bâtiments détruits dans la bande de Gaza, sur une photo prise depuis le sud d'Israël, le 17 janvier 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Des bâtiments détruits dans la bande de Gaza, sur une photo prise depuis le sud d'Israël, le 17 janvier 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Près de 45 % des immeubles résidentiels de la bande de Gaza auraient été détruits depuis que la guerre a éclaté entre Israël et le Hamas le 7 octobre, laissant plus d’un million de personnes sans abri, selon un rapport de la Banque mondiale qui se base sur des images satellites et différents médias.

Selon les données recueillies par l’organisation internationale, plus de 60 % des bâtiments résidentiels de la bande de Gaza, soit 132 590 structures, auraient été endommagés pendant la guerre. Les bombardements ont eu lieu depuis la terre, le ciel et la mer depuis plus de trois mois, dans le cadre d’une campagne dont l’objectif est l’élimination du groupe terroriste du Hamas et la libération de tous les otages kidnappés le 7 octobre et retenus depuis par le Hamas et d’autres groupes terroristes.

Ce chiffre comprendrait 99 601 structures détruites et qui ne sont plus habitables, sur les 218 656 bâtiments résidentiels que comptait la bande de Gaza avant la guerre, d’après les estimations de la Banque mondiale.

L’organisme a calculé que les destructions laissaient 1 076 619 habitants de Gaza sans domicile, sur une population de quelque 2,2 millions d’habitants.

Israël a lancé sa campagne militaire après les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre, au cours desquels 3 000 terroristes ont déferlé sur Israël depuis Gaza, tuant près de 1 200 personnes et prenant 253 otages, pour la plupart des civils.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 25 000 personnes ont été tuées depuis le début des combats, mais ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et incluraient à la fois des civils, des terroristes du Hamas tués à Gaza, et les victimes de roquettes mal tirées par le groupe terroriste.

Tsahal affirme avoir tué plus de 9 000 terroristes à Gaza, en plus d’un millier qui ont participé à l’assaut en Israël le 7 octobre.

Plus de 200 soldats de Tsahal ont été tués à Gaza.

Selon le rapport, les dégâts les plus importants ont été enregistrés dans et autour de la ville de Gaza, où la plupart des combats ont eu lieu au cours des deux premiers mois de la guerre. Un peu plus de 34 000 des 55 000 habitations auraient été détruites, et 3 000 autres auraient subi des dégâts plus légers.

Des Palestiniens devant un immeuble résidentiel dévasté après une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 janvier 2024. (Crédit : Fatima Shbaïr/AP Photo)

D’autres parties du nord de la bande de Gaza ont subi des dégâts similaires : près de 24 000 bâtiments sur 40 000 auraient été détruits et 800 autres maisons auraient été endommagées.

Dans la ville de Rafah, à l’extrême sud de la bande de Gaza, et dans ses environs, où les combats ont été moins intenses, moins de 8 000 bâtiments sur plus de 33 000 auraient été détruits, et environ 11 000 autres auraient été endommagés.

Le rapport, qui s’appuie sur une analyse d’images satellites, de reportages, y compris des publications sur les réseaux sociaux, et de témoignages, montre un niveau de destruction encore plus élevé parmi les autres types de structures : 46 % des quelque 45 000 bâtiments commerciaux et industriels de la bande de Gaza auraient été détruits et 34 % endommagés.

Des Palestiniens inspectent les dégâts après une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 décembre 2023. (Crédit : AP Photo/Hatem Ali)

Parmi les 45 bâtiments municipaux de la bande de Gaza, 56 % auraient été complètement détruits et 22 % auraient subi des dommages plus légers. Parmi les bâtiments touchés figurent l’une des deux casernes de pompiers de Gaza, huit des onze postes de police, quatre des six stations d’épuration des eaux usées et les huit mairies.

Toujours selon ces données, presque 50 % des 969 écoles de la bande de Gaza auraient été détruites, tandis que 33 % auraient été endommagées.

Les infrastructures ont elles aussi été durement touchées : selon les estimations, 92 % des routes principales auraient été endommagées et plus de 50 % auraient été complètement détruites. Selon le rapport, la moitié du réseau électrique de la bande de Gaza a été détruit par la guerre.

Les combats ont également endommagé ou détruit de nombreuses habitations en Israël, essentiellement à la suite d’attaques à la roquette, notamment à la frontière nord, ainsi qu’à l’intérieur des communautés israéliennes envahies le 7 octobre.

Des destructions causées par le Hamas sur le kibboutz Beeri, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, vue le 19 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

L’armée israélienne affirme que le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a délibérément placé des équipements militaires dans des zones résidentielles et qu’il est donc responsable du niveau élevé de destruction dans l’enclave surpeuplée.

Selon les estimations des Nations unies, il y a actuellement 1,9 million de Gazaouis déplacés par la guerre, dont un grand nombre se voient forcés de trouver refuge dans des camps de tentes, et les bidonvilles se multiplient dans certaines parties de la bande de Gaza.

Des tentes et abris de fortune dans un camp de déplacés palestiniens durant la guerre d’Israël contre le Hamas, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 13 décembre 2023. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Une source qui œuvre au sein d’une organisation humanitaire opérant actuellement à Gaza a qualifié de sans précédent l’ampleur des dégâts dans la bande de Gaza.

« Pendant la guerre de Gaza de 2014, des milliers de bâtiments ont été détruits, mais les destructions n’ont pas atteint le point où les gens ont été forcés de vivre dans des tentes. Quelques milliers de personnes avaient dû être hébergées par des proches », indiquent-elles. « Réparer les dégâts causés par la guerre actuelle coûtera des dizaines de milliards de dollars et prendra des années, dans l’hypothèse optimiste où quelqu’un acceptera de s’en charger. »

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