Sharansky très satisfait de la rupture de Gabbay avec le Labour
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Sharansky très satisfait de la rupture de Gabbay avec le Labour

Le président de l'Agence juive a rappelé qu'il était parfois nécessaire de "mettre de côté les intérêts immédiats pour adopter une position ferme contre les partis antisémites"

Natan Sharansky, président de l'Agence juive, devant la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Oren Fixler/Flash90)
Natan Sharansky, président de l'Agence juive, devant la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Oren Fixler/Flash90)

Le chef du parti travailliste israélien Avi Gabbay a annoncé mardi qu’il coupait les liens avec le chef du Labour britannique Jeremy Corbyn en raison de son « hostilité à la communauté juive et le laisser-faire face à l’antisémitisme » au sein du parti travailliste britannique.

« Je me réjouis de la décision du président du Parti travailliste israélien, Avi Gabbay, de suspendre ses relations avec Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste au Royaume-Uni, en raison de son hostilité envers la communauté juive et de sa tolérance des déclarations antisémites de son parti. Je suppose que ce n’était pas une décision facile à prendre pour M. Gabbay, au vu de la profonde amitié qui unit les deux partis, » a écrit le président de l’Agence juive, Natan Sharansky, dans un communiqué envoyé mercredi.
 
« Je soutiens de tout cœur sa décision, tout comme je soutiens le gouvernement israélien lorsqu’il est contraint par son sens de la solidarité avec les communautés juives de mettre de côté les intérêts immédiats pour adopter une position ferme contre les partis antisémites de droite, même quand ils prétendent être les amis d’Israël. Les partis sionistes ne peuvent pas être associés à des acteurs antisémites – qu’ils soient à gauche, à droite ou au centre. Je crois donc que la décision de M. Gabbay est juste et équitable. »

Dans une lettre adressée au leader de l’opposition britannique, M. Gabbay l’informe que son parti ne peut pas avoir de relations avec lui « alors que vous ne parvenez pas à réagir de manière adéquate à l’antisémitisme au sein du parti travailliste au Royaume-Uni ».

M. Gabbay a néanmoins précisé que les relations entre les deux formations politiques ne seraient pas totalement coupées, mais simplement les relations avec le bureau de Corbyn.

Depuis l’arrivée de Jeremy Corbyn à la tête du Labour en 2015, plusieurs membres du parti ont été suspendus, expulsés ou forcés de démissionner pour avoir fait des déclarations antisémites, mais le chef des travaillistes et ses soutiens sont accusés de ne pas en faire assez et de laisser l’antisémitisme se répandre au sein de leur parti.

A LIRE : Les Juifs pourraient fuir le Royaume-Uni si Corbyn était nommé Premier ministre

Le gouvernement israélien n’entretient pas de relations avec les partis d’extrême droite, comme le Front national (FN) français (qui est arrivé en finale de la présidentielle en 2017), l’Alternative pour l’Allemagne (AfD – qui dispose actuellement de 13 députés) ou encore le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) – la dernière faction étant au pouvoir en Autriche.

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