Syrie : 3 élus français bloqués à la frontière turque
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Syrie : 3 élus français bloqués à la frontière turque

"Les Turcs n'ont pas voulu qu'on passe. Ils ont dit qu'il y avait eu des bombes au chlore et qu'il y avait un nuage" dangereux, a indiqué Patrick Mennucci, qui est accompagné d'Hervé Mariton et de Cécile Duflot

Les tanks turcs et les combattants de l'opposition syrienne pro-Ankara à deux kilomètres à l'ouest de la ville syrienne de Jarablos, à Karkamis, une ville turque frontalière, le 24 août 2016. (Crédit : AFP/Bulent Kilic)
Les tanks turcs et les combattants de l'opposition syrienne pro-Ankara à deux kilomètres à l'ouest de la ville syrienne de Jarablos, à Karkamis, une ville turque frontalière, le 24 août 2016. (Crédit : AFP/Bulent Kilic)

La délégation de trois députés français qui comptait se rendre lundi en Syrie pour obtenir une aide humanitaire à la ville d’Alep, a été bloquée à la frontière turque, ont indiqué ces derniers à la mi-journée.

« Nous avons été bloqués à Kilis, l’endroit où on passe pour aller vers la zone d’Alep », a indiqué à l’AFP le socialiste Patrick Mennucci, au sujet de cette ville frontalière.

« Les Turcs n’ont pas voulu qu’on passe. Ils ont dit qu’il y avait eu des bombes au chlore et qu’il y avait un nuage » dangereux, a-t-il ajouté.

M. Mennucci a précisé que la délégation, composée de lui-même, d’Hervé Mariton (droite), de Cécile Duflot (écologiste) avec le « maire » d’Alep-Est Brita Hagi Hasan, avait « attendu presque trois heures ».

« On essaye encore » de franchir la frontière, a-t-il indiqué, jugeant toutefois que ce serait « très compliqué ».

M. Mariton a pour sa part déclaré à l’AFP qu’il n’y avait « pas de motifs » à ce blocage.

« Je pense qu’on a avancé avec nos discussions ce matin avec l’ONU », que « notre voyage fait bouger les choses », a estimé M. Menucci.

Ce dernier s’est notamment félicité que le président François Hollande, avec lequel il a échangé « par SMS », ait convoqué les organisations humanitaires, estimant qu’il fallait « vraiment que l’opinion publique comprenne qu’un crime de guerre risque d’être commis ».

Le chef de l’Etat doit s’entretenir dans l’après-midi avec le coordinateur général du Haut comité de l’opposition syrienne, Riyad Hijab, puis avec les présidents de Médecins sans frontières France (MSF), de Médecins du monde France (MDM) et de l’Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux France (UOSSM), ONG médicales françaises et internationales actives en Syrie.

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