Syrie : Moscou rédige un projet de Constitution, les rebelles refusent d’en discuter
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Syrie : Moscou rédige un projet de Constitution, les rebelles refusent d’en discuter

Au référendum organisé en Syrie en février 2012, 89,4 % des votants avaient approuvé le principe d'une nouvelle Constitution

Les combattants de l'opposition conduisant un char dans une zone tenue par les rebelles de la ville syrienne de Daraa, lors de nouveaux affrontements avec des partisans du régime le 10 mai 2016 (Crédit : AFP Photo / Mohamed Abazeed)
Les combattants de l'opposition conduisant un char dans une zone tenue par les rebelles de la ville syrienne de Daraa, lors de nouveaux affrontements avec des partisans du régime le 10 mai 2016 (Crédit : AFP Photo / Mohamed Abazeed)

Les Russes ont rédigé un projet de Constitution pour la Syrie et ont affirmé l’avoir transmis aux rebelles à Astana, a annoncé mardi l’envoyé spécial de Vladimir Poutine pour la Syrie, la délégation rebelle disant l’avoir rejeté et ne pas vouloir en discuter.

« Nous avons donné à des fins d’étude à l’opposition armée un projet de Constitution syrienne préparé par les spécialistes russes, afin d’accélérer le processus », a déclaré Alexandre Lavrentiev à des journalistes.

Interrogée à Astana, la capitale du Kazakhstan, une source au sein de la délégation rebelle a confirmé que les Russes leur avaient soumis un projet de Constitution.

« Les Russes ont posé un projet sur la table mais nous ne l’avons même pas pris. Nous leur avons dit que nous refusions de discuter de cela », a déclaré cette source à l’AFP.

Au référendum organisé en Syrie en février 2012, 89,4 % des votants avaient approuvé l’idée le principe d’une nouvelle Constitution syrienne, qui abolissait la suprématie du parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle tout en laissant de larges prérogatives au chef de l’Etat.

Mais celle-ci avait été dénoncée par les Occidentaux et plusieurs pays arabes et rejetée par l’opposition syrienne.

En novembre 2015, une vingtaine de pays réunis à Vienne, parmi lesquels la Russie et l’Iran, avaient adopté un calendrier de sortie de crise qui prévoyait une rencontre entre le pouvoir syrien et l’opposition avant le 1er janvier 2016, la formation d’un gouvernement de transition dans les six mois et l’adoption d’une nouvelle Constitution puis l’organisation d’élections libres dans les dix-huit mois.

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