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Terrorisme: Washington retire cinq groupes de sa liste noire, dont Kach

Le département d'Etat a estimé que ces groupes "ne sont plus engagés dans le terrorisme ou des activités terroristes, et n'ont plus ni les capacités ni l'intention de le faire"

un adolescent avec un drapeau "Nous sommes tous Kahane" pendant un rassemblement  de soutien à un soldat accusé d'avoir tué un attaquant palestinien neutralisé en mars à Hébron, le 19 avril 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)
un adolescent avec un drapeau "Nous sommes tous Kahane" pendant un rassemblement de soutien à un soldat accusé d'avoir tué un attaquant palestinien neutralisé en mars à Hébron, le 19 avril 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)

Les Etats-Unis ont retiré vendredi cinq groupes de sa liste noire des « organisations terroristes étrangères », dont le mouvement séparatiste basque dissout ETA et la secte japonaise Aum, après des années sans violence.

L’ETA, groupe longtemps actif en Espagne et en France, où il a commis de nombreux attentats, est accusé d’être responsable de la mort de plus de 820 personnes mais s’est autodissout en 2018, huit ans après avoir décrété un cessez-le-feu.

Le groupe extrémiste juif Kahane Chai, lié à l’ancien rabbin Meir Kahane, ainsi que l’organisation jihadiste palestinienne Conseil de la choura des moudjahidines des environs de Jérusalem font partie des mouvements retirés de la liste, comme l’avait déjà fait savoir le département d’Etat.

Le groupe juif orthodoxe radical a été fondé par le rabbin israélien ultranationaliste Meir Kahane en 1971. Il a dirigé le groupe jusqu’à son assassinat en 1990. Les membres du groupe ont tué, attaqué, menacé ou harcelé des Arabes, des Palestiniens et des représentants du gouvernement israélien, mais l’organisation est en sommeil depuis 2005. Le groupe a été désigné terroriste pour la première fois en 1997.

Les autres groupes sont Aum Shinrikyo (Aum Vérité Suprême), la secte japonaise dont des membres ont perpétré l’attentant meurtrier au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, et le groupe islamiste égyptien Jamaa islamiya, un temps dirigé par le « cheikh aveugle » Omar Abdel-Rahmane, décédé en prison aux Etats-Unis.

Meir Kahane prend la parole lors d’un rassemblement au Silver Spring Jewish Center dans le Maryland, le 27 octobre 1988. (Crédit : AP Photo/Doug Mills)

L’inscription de ces groupes sur cette liste noire avait permis à Washington de leur imposer des sanctions draconiennes, notamment financières.

Le réexamen régulier prévu par la loi américaine a permis de déterminer que ces mouvements « ne sont plus engagés dans le terrorisme ou des activités terroristes, et n’ont plus ni les capacités ni l’intention de le faire », a déclaré la diplomatie américaine dans un communiqué.

Elle estime qu’il s’agit d’une reconnaissance des « succès de l’Egypte, d’Israël, du Japon et de l’Espagne pour écarter la menace terroriste de ces groupes ».

Le retrait de ces organisations de la liste noire du département d’Etat américain ne signifie pas qu’ils sont définitivement blanchis par les Etats-Unis. Ils demeurent à ce stade sur une autre liste, celle du Trésor américain, qui permet aussi des sanctions bien que moins contraignantes.

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