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Theresa May rend hommage à Elizabeth II dans une synagogue de Londres

L'ancienne Première ministre a souligné que la défunte monarque "croyait en l'importance de la foi et reconnaissait la valeur des autres croyances"

L'ancienne Première ministre britannique Theresa May s'adresse aux membres de l'United Synagogue lors d'une cérémonie commémorative pour la reine Elizabeth ll à la synagogue St. John's Wood, au nord-ouest de Londres, le 15 septembre 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
L'ancienne Première ministre britannique Theresa May s'adresse aux membres de l'United Synagogue lors d'une cérémonie commémorative pour la reine Elizabeth ll à la synagogue St. John's Wood, au nord-ouest de Londres, le 15 septembre 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

LONDRES – La communauté juive de Grande-Bretagne a réuni un grand nombre de ses membres et de dignitaires mercredi pour une cérémonie à la mémoire de la reine Elizabeth II, à laquelle ont assisté le grand rabbin Ephraim Mirvis, l’ancienne Première ministre Theresa May, l’évêque de Londres, des membres du Parlement, des rabbins et des juges rabbiniques, ainsi que des membres juifs des forces armées et de la police britanniques.

Les membres de l’United Synagogue, un regroupement de congrégations juives orthodoxes britanniques, ont rempli la synagogue de St John’s Wood, au nord-ouest de Londres, mercredi soir, pour 90 minutes de prières, de chants et d’allocutions, qui se sont terminées par une interprétation du nouvel hymne national, « G-d Save the King ».

Theresa May a qualifié la défunte reine de « personne la plus remarquable que j’aie jamais rencontrée » et a révélé des bribes de ses interactions avec la défunte monarque pendant son mandat de Premier ministre.

Faisant l’éloge du « sens du service, de la dignité, de la grâce, de l’humour et de la foi » de la défunte reine, May a raconté des anecdotes sur ses séjours à Balmoral, la résidence préférée de la monarque, en Écosse.

La Reine choisissait des livres pour les chambres de ses invités, a révélé May.

À une occasion, le défunt duc d’Édimbourg avait recommandé une « longue, longue » promenade. Après le départ de May et de son mari, une discussion aurait eu lieu entre la reine et le duc au sujet de cette promenade. La reine était « inquiète pour ses invités, et elle avait veillé à ce que quelqu’un nous suive, à une distance discrète, pour s’assurer que nous allions bien ».

Une chorale d’enfants chante lors d’une cérémonie commémorative pour la reine Elizabeth ll, organisée à la synagogue de St. John’s Wood, au nord-ouest de Londres, le 15 septembre 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

La Reine n’avait pas besoin d’être le centre d’attention, a poursuivi May. À Balmoral, elle était heureuse de s’asseoir patiemment, pendant que les autres parlaient entre eux.

Les audiences hebdomadaires avec la Reine n’étaient pas « un débriefing rigide, c’était une conversation », a-t-elle poursuivi, « et une oasis de calme au milieu du brouhaha de la vie politique ».

La nouvelle chef du Parti conservateur Theresa May, à gauche, est accueillie par la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne au palais de Buckingham, le 13 juillet 2016, où la reine a invité l’ancienne ministre de l’Intérieur à devenir Premier ministre et à former un nouveau gouvernement. (Crédit : AFP/ POOL / Dominic Lipinski)

May a décrit un incident au cours duquel le Lord Lieutenant était censé devancer la reine pour présenter une file de personnes lorsque son épée de cérémonie s’est coincée alors qu’il essayait de sortir de la voiture. « La Reine a marché jusqu’à la ligne de réception sans lui, et a dit : « Je ferais mieux de me présenter. Je suis la Reine.' »

« Il y avait toujours une étincelle en elle », a-t-elle poursuivi, rappelant l’entrée peu conventionnelle de la monarque aux Jeux olympiques de Londres de 2012 avec James Bond, et son thé partagé avec l’ours Paddington dans le cadre des célébrations du Jubilé de cette année. « Je ne regarderai plus jamais un sandwich à la marmelade de la même manière », a plaisanté May.

Le sergent Dan Fox, président national de l’AJEX, l’Association des anciens combattants juifs, met l’Union Jack en berne, sous le regard du grand rabbin Ephraim Mirvis (assis à droite), lors d’une cérémonie commémorative pour la reine Elizabeth II, à la synagogue de St. John’s Wood, au nord-ouest de Londres, le 15 septembre 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Mais au-delà de tout, la reine était une femme de foi, « qui croyait en l’importance de la foi et reconnaissait la valeur des autres religions », a déclaré l’ancienne Première ministre.

Mirvis a parlé du roi Charles, alors prince de Galles, qui avait interrompu ses vacances d’été en Écosse pour assister à son intronisation en tant que grand rabbin. « Il est venu nous transmettre ses bénédictions et ses meilleurs vœux. Aujourd’hui, a poursuivi Mirvis, nous, la communauté juive de Grande-Bretagne et du Commonwealth, adressons à notre roi nos bénédictions et nos meilleurs vœux pour un règne long, épanouissant, productif, réussi et glorieux. »

De gauche à droite : Sam Hilsenrath de la Royal Air Force, le rabbin Reuven Livingstone, aumônier juif principal, et Laurence Bauer du corps médical de l’armée britannique, lors d’une cérémonie commémorative pour la défunte reine Elizabeth ll à la synagogue St John’s Wood, à Londres, le 15 septembre 2022. (Crédit : Sue Surses/Times of Israel)

Etaient également présents plusieurs membres juifs des forces armées britanniques, dont le rabbin Reuven Livingstone, aumônier juif principal.

Livingstone, qui a assisté à de nombreuses cérémonies auxquelles la Reine et la famille royale étaient présentes, a déclaré au Times of Israel que la Reine avait remarqué l’étoile de David sur sa casquette et avait fait remarquer combien les Juifs avaient contribué au Royaume-Uni.

« Elle était très chaleureuse à notre égard et à l’égard de toutes les confessions », s’est-il souvenu. « Nous étions sur un pied d’égalité avec tous les autres ».

Sam Hilsenrath, qui sert dans la Royal Air Force, a déclaré que sa famille était présente en Grande-Bretagne depuis 400 ans et qu’il pensait qu’il était important que les Juifs servent dans toutes les institutions du pays.

Le sergent Dan Fox, qui a mis le drapeau de l’Union Jack en berne, était présent en tant que président national de l’AJEX, l’association des anciens combattants juifs.

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