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Tibi : Le plateau du Golan est un territoire syrien occupé

Le député de la Liste arabe unie a ajouté que les membres de la coalition étaient responsables "de l'expansion des colonies et de la violence des colons"

]Le député Ahmad Tibi prend la parole lors d'une manifestation devant la Knesset à Jérusalem, le 5 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
]Le député Ahmad Tibi prend la parole lors d'une manifestation devant la Knesset à Jérusalem, le 5 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le député de la Liste arabe unie Ahmad Tibi a critiqué dimanche la décision du cabinet gouvernemental de tenir une réunion plus tôt dans la journée sur le plateau du Golan pour approuver un plan visant à doubler le nombre d’habitants dans la région.

« Peu importe le nombre de réunions du cabinet qui se tiennent sur le Golan, c’est un territoire syrien occupé », a tweeté Tibi.

« Tous les éléments de la coalition sont responsables des décisions prises lors de cette réunion du cabinet », a ajouté Tibi, « ainsi que de l’expansion des colonies et de la violence des colons. »

Le parti Raam, qui est membre de la coalition mais n’a pas de ministre, n’a pas participé à la réunion.

Les ministres participent à une réunion spéciale du cabinet sur le plateau du Golan, le 26 décembre 2021. (Kobi Gideon/GPO)

Les ministres de gauche du Meretz, Tamar Zandberg et Nitzan Horowitz, ont assisté à la réunion, bien que Mme Zandberg ait déclaré que la décision était « compliquée ». « Nous soutenons la paix et espérons qu’un jour elle se produira », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Coopération régionale, Esawi Frej, a choisi de ne pas assister à la réunion du cabinet.

Le Premier ministre Naftali Bennett, qui a présidé la réunion ministérielle qui s’est tenue dans le kibboutz Mevo Hama, sur le plateau du Golan, près des frontières de la Syrie et du Liban, a présenté dimanche ce plan dont le coût s’élèvera à un milliard de shekels.

« Notre but aujourd’hui est de doubler la population sur le plateau du Golan », a déclaré M. Bennett, précisant que la plan, qui doit encore être approuvé pas les ministres, vise à développer les infrastructures dans cette région au nord du pays, ainsi que créer des logements et des emplois.

Le village déserté de Mevo Hama a abrité des troupes syriennes hostiles jusqu’en 1967. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Environ 25 000 Israéliens vivent aujourd’hui sur le plateau du Golan aux côtés de quelque 23 000 Druzes qui se revendiquent pour la plupart Syriens tout en ayant le statut de résidents en Israël.

Le plateau du Golan, conquis par Israël sur la Syrie lors de la guerre de 1967 et annexé le 14 décembre 1981, constitue un territoire stratégique pour les deux pays, qui sont toujours techniquement en guerre.

Riche en eau, le plateau du Golan surplombe la Galilée et le lac de Tibériade du côté contrôlé par Israël et commande la route vers Damas du côté syrien.

En mars 2019, l’ancien président américain Donald Trump a signé le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, une décision en rupture avec la position des Etats-Unis depuis des décennies.

Cette photo prise depuis le plateau du Golan le 15 février 2021, montre la barrière frontalière entre Israël et le gouvernorat syrien de Quneitra. (JALAA MAREY / AFP)

La Syrie avait dénoncé une « atteinte flagrante » à sa souveraineté.

« Il va sans dire que le plateau du Golan est israélien », a affirmé dimanche M. Bennett, soulignant « l’importance » de « la reconnaissance de M. Trump et du fait que l’administration de Joe Biden a clarifié qu’il n’y avait pas de changement de cette politique ».

En février dernier, le nouveau secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a déclaré que le Golan était « très important pour la sécurité d’Israël » mais que « les questions de légalité (étaient) d’un autre ordre ».

En juin 2019, une nouvelle localité a été inaugurée sur la partie du plateau du Golan, baptisée « Ramat Trump » – la « colline Trump » en hébreu – en l’honneur de Donald Trump.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman (à gauche) durant le dévoilement du panneau de la nouvelle communauté de « Ramat Trump » – colline Trump en français – durant une cérémonie officielle sur le plateau du Golan, le 16 juin 2019 (Crédit : Jalaa MAREY/AFP)

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