Trump dévoile son plan « à 2 Etats » avec une Jérusalem israélienne « indivisible »
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Trump dévoile son plan « à 2 Etats » avec une Jérusalem israélienne « indivisible »

Le plan fixe des conditions à un Etat palestinien qui ne menacera pas Israël avec une capitale "à Jérusalem-Est", selon le président ; Netanyahu et Gantz approuvent le plan de base

Le président américain Donald Trump a dévoilé mardi son plan de paix israélo-palestinien tant attendu, affirmant qu’il consacrera Jérusalem comme capitale « indivisible » d’Israël et permettra la souveraineté israélienne dans certaines parties de la Cisjordanie, tout en prévoyant également un éventuel État palestinien avec « Jérusalem-Est » comme capitale.

Il a salué le plan comme marquant « un pas de géant vers la paix » pour Israël, et a déclaré que « nous avons une obligation envers l’humanité » pour que l’accord soit conclu.

S’exprimant à la Maison Blanche aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président américain a déclaré que le soutien apporté au plan par Netanyahu et son rival électoral, le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz, montrait que « la paix transcende la politique en Israël ».

« Cette vision de la paix est fondamentalement différente des diplomaties passées », a déclaré M. Trump. « Même les plans les mieux intentionnés étaient légers sur les détails factuels et lourds sur le cadre conceptuel ». Il a ajouté que son plan faisait 80 pages, le qualifiant de « proposition la plus détaillée jamais faite ».

« Aujourd’hui, Israël fait un pas de géant vers la paix… Netanyahu m’a informé qu’il est prêt à approuver la vision comme base de négociations directes. »

Le président américain Donald Trump a déclaré que la « vision de la paix » sur laquelle son gendre et conseiller principal, Jared Kushner, travaille depuis près de trois ans, appelle à une solution à deux États, et comprend des cartes détaillées du territoire.

Il a déclaré que le futur État palestinien sera contigu, mais qu’il ne pourra pas menacer les intérêts d’Israël en matière de sécurité.

Le président américain Donald Trump (à droite), rejoint par le premier ministre Benjamin Netanyahu, s’exprime lors d’un événement dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 28 janvier 2020, pour annoncer le plan très attendu de l’administration Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien. (AP Photo/Alex Brandon)

M. Trump a déclaré que son plan comprenait « une solution réaliste à deux États » et que son administration « s’efforcerait de créer un territoire pour un État palestinien contigu dans le futur » qui « rejetterait le terrorisme ».

Il a salué Netanyahu pour sa « volonté d’approuver la vision comme base de négociations directes ». Qualifiant cette avancée d’“historique”, il a ajouté : « M. Netanyahu, merci d’être prêt à faire ce pas en avant audacieux ».

M. Trump a déclaré que le plan faisait plus que doubler le territoire actuellement sous contrôle palestinien, tout en reconnaissant la souveraineté israélienne sur les principaux blocs d’implantations en Cisjordanie.

Les Palestiniens ont déjà rejeté la proposition, accusant Trump d’être partial en faveur d’Israël car il a adopté des politiques qui favorisent Israël à leurs dépens.

M. Trump a remercié les représentants des États arabes d’Oman, de Bahreïn et des Émirats arabes unis pour leur présence, ce qui pourrait signifier que ces pays soutiennent le plan. L’ambassadeur d’Oman, Hunaina al Mughairy, à qui le Times of Israel a demandé si sa présence signifiait que le sultanat acceptait le plan de paix, a répondu : « Nous n’avons pas encore vu le plan. »

Selon ce plan, Jérusalem restera la « capitale indivisible » d’Israël, a déclaré M. Trump, qui a levé les sourcils après avoir déclaré que la capitale de l’État palestinien serait à « Jérusalem-Est », où les États-Unis « ouvriraient fièrement une ambassade ».

Il a déclaré que le statu quo dans l’enceinte du mont du Temple de Jérusalem sera préservé en coordination avec la Jordanie, qui conservera son rôle particulier dans la gestion de la mosquée Al-Aqsa (que Trump a faussement appelé « al-aqua »).

Il a déclaré que l’État palestinien serait formé de manière à ne pas mettre en danger Israël et à ne pas risquer des attaques terroristes : « Nous ne demanderons jamais à Israël de compromettre sa sécurité. »

« Aucun Israélien ou Palestinien ne sera délogé de sa maison », a-t-il ajouté, précisant que les implantations en Cisjordanie ne seraient pas étendues avant quatre ans, au cours desquels les négociations seront menées à bien.

M. Trump a déclaré qu’il était « attristé par le sort du peuple palestinien ». Ils méritent une vie bien meilleure – ils méritent une chance de réaliser leur extraordinaire potentiel ».

« Nous demandons aux Palestiniens de relever les défis de la coexistence pacifique », a déclaré M. Trump, qui leur a demandé d’adopter des lois consacrant les droits de l’homme, de « mettre fin aux activités malveillantes » du Hamas, du Jihad islamique et d’autres groupes terroristes, de « mettre fin à l’incitation » contre Israël et de « cesser les compensations financières aux terroristes ».

Trump a déclaré que le plan « mettrait fin au cycle de dépendance des Palestiniens à la charité ».

Il a déclaré que faire la paix entre Israël et les Palestiniens « pourrait être le défi le plus difficile de tous », notant que de nombreux anciens présidents américains n’y sont pas parvenus. « Mais je n’ai pas été élu pour faire de petites choses ou pour fuir les problèmes », a-t-il ajouté.

« Nous serons là à chaque étape du processus. Cela fonctionnera. S’ils le font, ça marchera. »

Le plan s’appuie sur un programme économique de 30 pages pour la Cisjordanie et Gaza qui a été dévoilé en juin dernier et que les Palestiniens ont également rejeté.

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