Tsahal enquête sur la fuite concernant Gila Gamliel
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Tsahal enquête sur la fuite concernant Gila Gamliel

L'armée reconnaît les soupçons de piratage de la base de données de recherche des contacts de la ministre et de divulgation des informations dans la presse par des soldats

La ministre sortante de l'Egalité sociale, Gila Gamliel, assiste à une cérémonie marquant son départ pour devenir ministre de la Protection environnementale, au ministère de l'Egalité sociale à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Flash90)
La ministre sortante de l'Egalité sociale, Gila Gamliel, assiste à une cérémonie marquant son départ pour devenir ministre de la Protection environnementale, au ministère de l'Egalité sociale à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Flash90)

L’armée israélienne enquête sur des soupçons de piratage de la base de données d’enquêtes épidémiologiques et de divulgation par des soldats du dossier de la ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, qui aurait violé le confinement et a contracté la Covid-19.

Gila Gamliel, membre du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été fortement critiquée après qu’il a été révélé qu’elle s’était rendue à Tibériade pour Yom Kippour et avait prié à l’intérieur d’une synagogue, des médias affirmant qu’elle avait menti sur ses déplacements.

Selon un reportage de la chaîne publique Kan jeudi matin, Tsahal soupçonne que l’information a pu être obtenue via la base de données interne de l’armée.

En réponse au reportage, cette dernière a confirmé qu’elle se penchait sur l’incident et a déclaré que les responsables seraient punis.

« Il s’agit d’un incident grave et inhabituel. La question fera l’objet d’une enquête approfondie par le commandant du Front intérieur. Une fois l’enquête terminée, et conformément à ses conclusions, des mesures seront prises contre les personnes impliquées », a fait savoir le porte-parolat de Tsahal

Lundi, il a été rapporté qu’un problème technique était à l’origine des soupçons selon lesquels Gila Gamliel avait menti aux responsables des recherches de contacts concernant sa violation du confinement.

Selon les médias israéliens, une enquête a révélé que la ministre avait dit à ces derniers qu’elle était à Tibériade, mais que le système informatique du ministère de la Santé ne mentionnait que Tel-Aviv, en raison d’une faille technique qui change automatiquement le lieu d’infection d’une personne à son lieu de résidence.

Les chargés de recherche des contacts Covid de l’armée israélienne à Ramle, dans un reportage télévisé diffusé le 25 septembre 2020. (Capture écran / la Treizième chaîne)

Lundi, le procureur général Avichai Mandelblit a fait savoir qu’il n’ouvrirait pas d’enquête criminelle sur Gila Gamliel et qu’il n’y avait « aucun fondement » aux allégations selon lesquelles elle aurait menti.

Dans sa déclaration de lundi, il a également indiqué que la ministre « a pleinement coopéré et a fait état de faits avérés ».

Le non-respect des restrictions sanitaires concernant les déplacements peut faire l’objet d’une amende. Cependant, tromper les enquêteurs chargés de la recherche de contacts ou propager sciemment le virus peut entraîner des peines distinctes et lourdes.

Une enquête de police sur un ministre ne peut être menée qu’avec l’aval du procureur général. Avichai Mandelblit a pris sa décision après avoir reçu les résultats d’une première enquête policière sur l’affaire.

Il a en outre indiqué qu’il avait donné instruction à la police « que dans les cas où il y aurait des preuves d’une violation grave des restrictions par des élus et des hauts fonctionnaires, il y aura application, même rétroactivement ».

Le procureur général a souligné la nécessité pour les fonctionnaires d’obéir aux règlementations et de donner l’exemple à la population afin d’assurer un respect généralisé.

Tout au long de la crise du coronavirus, de nombreuses violations du confinement par des hauts fonctionnaires et leurs familles ont été rapportées, notamment celles du chef du Shin Bet, du chef d’état-major de Tsahal, de deux hauts fonctionnaires de police, du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président Reuven Rivlin.

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