Un bébé rhino ravit le Safari de Ramat Gan
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Un bébé rhino ravit le Safari de Ramat Gan

Un petit rhinocéros blanc du sud, pesant 50 kilos, est né - une nouvelle étape vers la préservation des espèces menacées

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Un petit rhinocéros blanc du sud né au safari de Ramat Gan, le 16 septembre 2018 (Crédit :  Elad Hershkowitz/Ramat Gan Safari)
Un petit rhinocéros blanc du sud né au safari de Ramat Gan, le 16 septembre 2018 (Crédit : Elad Hershkowitz/Ramat Gan Safari)

Le centre zoologique de Tel Aviv-Ramat Gan, connu sous le nom de Safari, a annoncé lundi que l’une de ses rhinocéros, Tanda, avait donné naissance à une petite femelle en pleine santé.

C’est le cinquième petit de Tanda, une rhinocéros de 25 ans, qui a déjà eu trois mâles et une femelle.

Il y a six mois, les gardiens du safari avaient surpris Atari, un rhinocéros mâle, en pleine liaison avec Tanda et ils avaient eu le plaisir de constater que Tanda était pleine. Atari est également le père du dernier petit de Tanda, Tupak — nommé d’après le mot Swahili pour « combattant ».

Le nouveau bébé, né il y a trois semaines, n’a pas encore de prénom. Le Safari offre souvent une liste de noms pour que le public puisse choisir lorsqu’il doit donner un prénom à ses animaux.

Pendant la gestation, Tanda est restée proche de Tupak mais, plus récemment, elle avait commencé à l’éloigner et à rester seule, indiquant la proximité de la mise-bas, a fait savoir le Safari dans un communiqué.

Elle a été installée dans un périmètre clôturé situé au nord du Safari connu sous le nom de « maternité ». Un jour plus tard, elle a donné naissance au petit, qui pèse aux environs de 50 kilos.

Le nouveau-né n’a pas encore de corne, mais cette saillie emblématique devrait croître lors de ces prochaines semaines jusqu’à atteindre une taille reconnaissable après un an environ.

Au-delà du simple plaisir d’une mise-bas réussie, ce nouveau-né marque une avancée importante vers la préservation du rhinocéros blanc – connu sous le nom de Ceratotherium simum – qui est en danger d’extinction en raison de la chasse. La corne de l’animal est très prisée pour les médecines traditionnelles en raison des croyances ancrées qu’elle améliorerait la virilité et qu’elle pourrait soigner des maladies.

La demande est tellement importante que sur le marché noir, la corne de rhinocéros vaut deux fois le prix de l’or, a expliqué le safari.

La menace posée aux populations mondiales de rhinocéros dans le monde a été mise en exergue au mois de mai lorsque le dernier rhinocéros blanc du nord, un mâle, est mort, ne laissant que deux femelles de l’espèce, étroitement liée aux rhinocéros conservés en Israël.

L’année dernière, 1 028 rhinocéros ont été chassés en Afrique du sud seulement, selon le communiqué.

Le safari participe à un programme d’élevage européen qui comprend 78 zoos. Le troupeau d’Israël – avec 13 rhinocéros – est le plus important du projet et le pays est leader en matière d’élevage – une réussite attribuée à la similarité entre le climat israélien et l’habitat naturel de l’espèce dans la jungle africaine.

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