Un homme arrêté pour avoir attaqué un militant anti-Netanyahu
Rechercher

Un homme arrêté pour avoir attaqué un militant anti-Netanyahu

La police affirme que l'individu est suspecté d'agression et de vol ; Moshe Yaalon accuse les incitations du Premier ministre d'avoir "conduit à un bain de sang"

Illustration d'un délinquant menottes aux poignets. (Crédit : YakobchukOlena / iStock, par Getty Images)
Illustration d'un délinquant menottes aux poignets. (Crédit : YakobchukOlena / iStock, par Getty Images)

La police a rapporté vendredi qu’elle avait arrêté un homme soupçonné d’avoir agressé un militant de la lutte contre la corruption alors qu’il protestait devant la résidence du président contre la possibilité que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soit invité à former le prochain gouvernement lorsqu’il aura été inculpé.

La police a indiqué que l’homme d’une trentaine d’années était détenu pour suspicion d’agression et aussi pour avoir volé un certain nombre d’objets au militant du Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël.

Le mouvement soutient que le président Reuven Rivlin ne devrait pas demander à Netanyahu de former une coalition alors qu’il est poursuivi par la justice.

Un deuxième militant a déclaré qu’un groupe avait attaqué l’homme dans la tente de protestation.

« Au milieu de la nuit, ils sont arrivés, l’ont jeté à terre, l’ont frappé et ont cassé son téléphone et ses lunettes », a rapporté ce dernier à la Douzième chaîne.

Shani Kom, également associé au groupe anti-corruption, a indiqué à la chaîne que ce n’était pas la première fois que des membres du groupe étaient agressés.

« Les militants de Netanyahu nous menacent depuis trois jours maintenant », a-t-elle dénoncé. Rien n’indique que la police a confirmé que le suspect était un militant qui soutenait le Premier ministre.

Le député Kakhol lavan Moshe « Boogie » Ya’alon arrive au siège du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 2 mars 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Moshe Yaalon, le numéro 3 de Kakhol lavan, a réagi à l’agression en disant que Netanyahu portait une part de responsabilité dans l’incident.

« Votre incitation a déjà conduit à un bain de sang la nuit dernière chez le président. C’est un signe avant-coureur de meurtre politique. Vous ne pouvez pas dire ‘mes mains n’ont pas fait couler le sang' », a ainsi tweeté Moshe Yaalon.

Le leader de Kakhol lavan, Benny Gantz, a également commenté l’attaque sur Twitter : « Il n’y aura pas de guerre civile. »

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël a déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice mardi, arguant que Netanyahu ne devrait pas être autorisé à former le prochain gouvernement alors qu’il doit comparaître devant la justice. Cependant, la cour a rejeté la pétition, car elle a été déposée avant que les résultats des élections ne soient finalisés.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’adresse aux membres des partis de droite et orthodoxes. Sur le tableau, il écrit que la droite sioniste a remporté 58 sièges lors des élections, et la gauche sioniste 47 – comprenant Kakhol lavan, Yisrael Beytenu et Travailliste-Gesher-Meretz. (La mention « Camp de gauche – 54 » est rayée). Ces chiffres excluent la Liste arabe unie composée de partis majoritairement arabes, qui a remporté 15 sièges lors de l’élection du 2 mars. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les résultats définitifs non officiels des élections publiés jeudi ont donné au parti du Likud 36 sièges contre 33 pour Kakhol lavan. Les résultats complets, publiés par la commission après des retards dans la vérification d’un certain nombre de bureaux de vote et d’urnes, ont également confirmé que le bloc de droite des partis soutenant Netanyahu avait remporté 58 sièges, soit trois de moins que la majorité nécessaire pour former une coalition.

Même en publiant les chiffres apparemment définitifs, la commission électorale a déclaré qu’ils n’étaient pas officiels, se réservant le droit de les modifier avant qu’ils ne soient officiellement remis au président la semaine prochaine.

Les partis d’opposition ont fait savoir qu’ils voulaient faire avancer la législation qui empêcherait une personne faisant l’objet de poursuites pénales de former un gouvernement. La législation vise directement Netanyahu, qui a exercé quatre mandats de Premier ministre et est inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires criminelles l’incriminant. Son procès doit démarrer le 17 mars.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...