Un juge fédéral de l’Idaho ordonne que les détenus puissent avoir accès à des repas cashers
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Un juge fédéral de l’Idaho ordonne que les détenus puissent avoir accès à des repas cashers

La plainte déposée par l'ACLU indique que les services carcéraux violaient le droit constitutionnel des prisonniers juifs à pratiquer librement leur religion

Un prisonnier. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Un prisonnier. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Un juge fédéral de l’État de l’Idaho a statué : le département des Services correctionnels doit fournir des repas cashers à tous les détenus des prisons de l’état qui le demandent.

Ce verdict est le résultat d’un accord de conciliation sur des poursuites judiciaires sur la liberté de culte entamées en mai par l’American Civil Liberties Union (ACLU), au nom de quatre détenus juifs.

La juge fédérale Candy Wagahoff a approuvé cet accord la semaine dernière, selon l’ACLU, qui demandait au département des Services correctionnels de fournir de la nourriture certifiée par une agence de casheroute fiable, dans des emballages scellés, pour éviter toute contamination.

Cette poursuite continuera car la cour doit déterminer quelle indemnité est due aux prisonniers juifs, selon l’ACLU. Dans la plainte déposée, l’ACLU indiquait que les services carcéraux violaient le droit constitutionnel des prisonniers à pratiquer librement leur religion, et à bénéficier d’une protection égale.

Deux des plaignants, qui proviennent de divers courants du judaïsme, allant de l’orthodoxie au mouvement réformé, ne mangeaient que des fruits et de la matzah en avril, parce qu’ils n’ont pas pu obtenir de repas certifiés casher pour Pessah.

« Ces prisonniers sont un exemple de courage et de détermination dans l’application des droits constitutionnels », a expliqué Leo Morales, directeur exécutif de la branche de l’ACLU dans l’Idaho.

« L’État, notamment ses agents carcéraux, ne peuvent pas préférer une religion à une autre, et cette affaire réaffirme les principes constitutionnels de base de la liberté de religion. Les prisonniers juifs auront désormais accès à des repas nutritifs en accord avec leurs exigences religieuses, de la même manière que d’autres prisonniers auraient vu leurs exigences religieuses respectées. »

Les détenus de l’Idaho ont pu choisir l’option « cuisine commune », qui sépare le lait et la viande mais qui ne propose pas de nourriture certifiée casher. Les autres options étaient un régime allégé, avec des menus allégés en calories, en matières grasses, en sodium et en sucre, des repas végétariens et végétaliens et un régime sans porc.

Environ 35 états et gouvernements fédéraux proposent des repas casher pour les détenus juifs pratiquants.

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