Un parc industriel bloqué par les salariés de Teva
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Un parc industriel bloqué par les salariés de Teva

Des milliers d'employés sont attendus à une manifestation géante aux abords du bureau du Premier ministre qui doit s'entretenir avec le PDG de Teva

Les employés de Teva protestent à l'entrée du ministère des Finances à Jérusalem, le 18 décembre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les employés de Teva protestent à l'entrée du ministère des Finances à Jérusalem, le 18 décembre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les employés de l’entreprise Teva Pharmaceutical Industries ont bloqué mardi l’entrée de l’une des plus importantes zones industrielles de la capitale pour protester contre la menace de fermeture de deux usines du géant pharmaceutique à Jérusalem, dans le cadre d’un plan de restructuration globale qui prévoit le licenciement d’un quart de sa main-d’œuvre totale.

Environ 200 employés ont bloqué la route d’accès au parc technologique et industriel Har Hotzvim, situé dans le nord de la ville, créant d’importants embouteillages le long de l’autoroute de Begin. Les manifestants ont scandé : « Nous nous battons pour notre foyer », « Nous voulons défendre cette usine avec nos corps ».

Les mouvements de protestation ont été presque quotidiens depuis que Teva a annoncé jeudi que l’entreprise licencierait environ 1 750 employés à travers tout le pays et fermerait les usines de la capitale.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, aux côtés d’autres ministres du cabinet, devrait rencontrer mardi à 13 heures le directeur-général de Teva, Kare Schultz, au bureau du Premier ministre de Jérusalem et évoquer les moyens de sauvegarder des emplois au sein de l’entreprise en Israël.

Kåre Schultz, nouveau directeur et président de Teva (photo publiée avec son autorisation)

Les syndicats des diverses usines de Teva ont prévu une manifestation massive aux abords du bureau du Premier ministre durant la rencontre, les organisateurs disant que des milliers de personnes sont attendues lors de ce rassemblement.

Teva s’est également lourdement endetté après l’acquisition pour 40 milliards de dollars de la filiale générique de son concurrent Allergan, l’année dernière.

Cette acquisition a été accompagnée par de bas prix pour les génériques, en particulier aux Etats-Unis, un marché majeur.

Le plan de restructuration de l’entreprise annoncé la semaine dernière par le groupe israélien Teva prévoit la suppression de 14 000 emplois dans le monde au cours des deux prochaines années, soit 25 % de ses effectifs. Teva fait travailler en tout plus de 55 000 personnes.

Mardi matin, Itzik Ben Simon, président du syndicat de l’usine de comprimés de Teva à Jérusalem, a fait part de son optimisme, disant aux employés que « nous avons reçu un message la nuit dernière de sources très proches du Premier ministre qui disait que les [usines de] Jérusalem ne seraient pas fermées ».

Il a ajouté : « Mes amis, c’est une journée critique pour nous. C’est le moment où tout va se jouer. Après l’annonce du Premier ministre et du directeur-général de Teva [après leur réunion], nous pourrions devoir changer tous nos plans ».

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