Un professeur israélien suspecté d’aider des jihadistes à entrer dans le pays
Rechercher

Un professeur israélien suspecté d’aider des jihadistes à entrer dans le pays

Le suspect, de Tel Sheva, dans le sud, a été arrêté il y a trois semaines à son retour de Jordanie

Vue d'un passage sur le fleuve du Jourdain, un passage frontalier international entre Irbid, en Jordanie et Beit Shean, en Israël, le 5 août 2013. (Crédit : Moshe Shai /Flash90)
Vue d'un passage sur le fleuve du Jourdain, un passage frontalier international entre Irbid, en Jordanie et Beit Shean, en Israël, le 5 août 2013. (Crédit : Moshe Shai /Flash90)

Le bureau des procureurs du district du sud a émis lundi une inculpation contre un résident de la ville bédouine du sud de Tel Sheva, près de Beer Sheva, sur des présomptions d’avoir maintenu des contacts avec des membres de groupes jihadistes de différents pays arabes et avoir accepté d’aider des terroristes à traverser la frontière pour entrer en Israël.

Le suspect, un étudiant d’une vingtaine d’années qui est professeur remplaçant dans une école élémentaire de Tel Sheva, a été arrêté il y a trois semaines à la frontière est d’Israël en revenant dans le pays après un voyage en Jordanie, à la suite d’une enquête intense de la police israélienne et des services de sécurité du Shin Bet.

Après son arrestation, l’homme a avoué qu’avant de partir pour la Jordanie, il avait conspiré avec des jihadistes de différents pays arabes et avait accepté d’aider des activistes du jihad de Tunis à infiltrer Israël, a déclaré lundi la police dans un communiqué.

Le suspect a également admis qu’il avait prévu de rejoindre une organisation jihadiste salafiste, selon la police.

Son identité n’a pas été autorisée à la publication.

Les services de sécurité israéliens estiment qu’environ 50 arabes israéliens ont rejoint l’Etat islamique et d’autres groupes jihadistes en Syrie voisine.

Le mois dernier, le président Reuven Rivlin avait appelé le gouvernement à avancer de nouveaux financements pour les communautés arabes israéliennes pour aider à contrer ce qu’il avait décrit comme l’influence croissante de l’Etat islamique. Prévenant que « Daesh [acronyme arabe de l’Etat islamique] est déjà à l’intérieur de la communauté arabe en Israël », Rivlin avait déclaré à la conférence sécuritaire à Tel Aviv que les communautés arabes avaient besoin de plus de soutien pour combattre la radicalisation des jeunes.

Le cabinet a voté en décembre un plan estimé à 15 milliards de shekels pour le développement des communautés arabes, mais ni le financement ni les programmes spécifiques n’ont été finalisés. La nouvelle inquiétude sur l’intégration des arabes israéliens suit l’attentat terroriste du 1er janvier à Tel Aviv par un arabe israélien, Nashat Milhem, qui a tué trois personnes et qui a entraînait des spéculations sur le fait que l’homme armé ait pu avoir été inspiré par l’Etat islamique, bien que les enquêteurs étudient toujours ses motifs.

Milhem avait été tué pendant un échange de tirs avec la police dans sa ville natale d’Arara après une semaine de chasse à l’homme.

L’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...