Un suspect de l’attaque de Duma bientôt assigné à résidence ?
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Un suspect de l’attaque de Duma bientôt assigné à résidence ?

Le groupe d'aide juridique Honenu a salué l'initiative ; L'homme de 20 ans attend son procès pour son rôle dans l'attaque meurtrière contre une famille palestinienne en 2015

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Des palestiniens examinent les dégâts d''une maison incendiée où un bébé a été tué, apparemment par des terroristes juifs, dans le village de Duma en Cisjordanie le 31 juillet, 2015  (Jaafar Ashtiyeh / AFP)
Des palestiniens examinent les dégâts d''une maison incendiée où un bébé a été tué, apparemment par des terroristes juifs, dans le village de Duma en Cisjordanie le 31 juillet, 2015 (Jaafar Ashtiyeh / AFP)

Le magistrat d’une cour de district centrale a ordonné une audience, à la fin de la semaine, qui sera consacrée à l’éventuelle assignation à résidence d’un homme soupçonné de complicité dans une attaque terroriste survenue en 2015 à Duma.

Le suspect de 20 ans avait été placé en détention pour complicité de meurtre pour son rôle présumé dans l’attaque à la bombe incendiaire perpétrée en 2015. Son nom n’avait pas été révélé puisqu’il était mineur au moment des faits. Un nouveau-né, Ali Saad Dawabsha et ses parents, Riham et Saad Dawabsha avaient trouvé la mort lors de cet attentat tandis qu’un autre fils, Ahmed Dawabsha, âgé de cinq ans à l’époque, avait été soigné pendant des mois en raison des graves brûlures occasionnées par le dispositif explosif.

La décision du juge de la cour de district centrale a été prise malgré l’opposition du bureau du procureur de l’Etat, selon l’organisation Honenu, qui offre une aide juridique aux militants juifs d’extrême-droite.

L’avocat de Honenu, Adi Keidar, a expliqué être satisfait de cette décision.

Saad et Riham Dawabsha, avec leur bébé Ali. Tous les trois sont morts lorsque leur maison dans le village de Duma, en Cisjordanie, a été incendiée par des extrémistes juifs présumés, le 31 juillet 2015 (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

« Je suis heureux que la cour avance à nos côtés, pas à pas », a-t-il commenté, ajoutant qu’il espérait que l’audience aboutisse à la libération de son client.

Les procureurs ont pour leur part demandé que le suspect reste derrière les barreaux jusqu’à la fin des procédures judiciaires entreprises à son encontre.

Les juges du tribunal central de district de Lod donnent lecture de leur décision dans la requête préalable au procès concernant la recevabilité des aveux donnés par les deux suspects juifs dans l’affaire terroriste de Duma après avoir été torturés par les interrogateurs du Shin Bet, le 19 juin 2018. (Jacob Magid/Times of Israel)

Le mois dernier, un panel de magistrats avait estimé que les aveux obtenus sous la contrainte du suspect non-identifié devaient être rejetés.

Les autres confessions obtenues de la bouche même du suspect et qui ont été considérées comme « admissibles » ne créaient pas de lien entre l’adolescent et l’attaque, ce qui avait mené la défense à soumettre une demande de libération de l’accusé, qui est emprisonné depuis le mois de décembre 2015.

Les procureurs ont insisté sur le fait qu’il y a encore suffisamment de preuves pour poursuivre le complice présumé malgré les aveux invalidés.

Le mineur et Amiram Ben-Uliel, accusé l’année dernière d’avoir perpétré l’attaque, avaient clamé leur innocence, insistant sur le fait qu’ils n’avaient avoué le crime qu’après avoir été soumis à la torture par les interrogateurs du Shin Bet.

Aucune audience n’a encore été programmée pour Ben Uliel, le tout premier suspect qui devra répondre à trois chefs d’inculpation pour meurtre. Tandis que le tribunal a également rejeté un certain nombre d’aveux qu’il avait fait, d’autres le liant directement à l’attaque ont été considérées comme « admissibles » dans le dossier ouvert contre lui.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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