Une blague antisémite met en difficulté un nouvel élu « indigné » de Madrid
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Une blague antisémite met en difficulté un nouvel élu « indigné » de Madrid

Guillermo Zapata se défend en affirmant que ses remarques postées sur Twitter ont été sorties de leur contexte

Guillermo Zapata (Photo: son compte Instagram)
Guillermo Zapata (Photo: son compte Instagram)

Une blague antisémite, postée sur Twitter en 2011 par un nouvel élu « indigné » de la mairie de Madrid, a provoqué une polémique dimanche en Espagne, où des appels à la démission ont été lancés en dépit de ses excuses.

Face au déluge de critiques, Guillermo Zapata, promis au poste de conseiller à la Culture dans l’équipe de la nouvelle maire de Madrid Manuela Carmena, a temporairement fermé son compte. L’étiquette « #ZapataDimision » (« ZapataDémission ») figurait au sommet des sujets les plus débattus sur ce réseau social en Espagne.

La blague, qui tourne en dérision la Shoah, se moquant cruellement des Juifs tués dans les chambres à gaz, ainsi que d’autres plaisanteries offensives visant notamment une victime de l’ETA, figurent bien sur son compte Twitter mais entre guillemets, reconnaissait-il dimanche dans un texte posté sur Tumblr.

Il avait mis en ligne ces propos il y a quatre ans « entre guillemets parce qu’ils entraient dans le cadre d’une conversation sur les limites de l’humour », qui avaient été vivement débattues en janvier et février 2011 en Espagne.

Le débat était à l’époque né du limogeage d’un réalisateur, Nacho Vigalondo, par le journal El Pais après plusieurs tweets antisémites se voulant humoristiques.

« A présent, certains de ces tweets écrits dans ce contexte, celui d’une conversation sur l’humour noir, ont été récupérés dans le but d’être présentés comme si ces idées étaient les miennes, alors que je ne les défends absolument pas », écrit Guillermo Zapata.

« Je condamne fermement tout type de racisme et évidemment également l’antisémitisme. J’estime que de l’Holocauste juif découle une leçon que l’humanité ne devrait jamais oublier, pour que cela ne se reproduise jamais », ajoute-t-il.

La chef de l’opposition conservatrice Esperanza Aguirre, arrivée en tête des élections municipales à Madrid mais déboutée faute de majorité absolue, est entrée dans le débat, appelant sur Twitter Manuela Carmena à exiger la démission de l’élu sans quoi « elle sera complice de ses horreurs ».

Les socialistes madrilènes, dont le soutien a été décisif pour porter au pouvoir la liste « Ahora Madrid » dirigée par Manuela Carmena après 24 ans de maires de droite, ont également exigé une « explication immédiate » à la nouvelle élue.

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