Une entreprise produisant de l’eau à partir d’air sollicitée par l’Ouzbékistan
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Une entreprise produisant de l’eau à partir d’air sollicitée par l’Ouzbékistan

Le pays aride et enclavé d'Asie centrale va acheter des milliers de générateurs d'eau atmosphérique dans le cadre d'un contrat estimé à plusieurs millions de dollars

Des jeunes filles à Boukhara, Ouzbékistan, testent le technologie de l'entreprise israélienne Watergen, qui produit de l'eau potable à partir d'air. (Capture d'écran : YouTube)
Des jeunes filles à Boukhara, Ouzbékistan, testent le technologie de l'entreprise israélienne Watergen, qui produit de l'eau potable à partir d'air. (Capture d'écran : YouTube)

Le gouvernement d’Ouzbékistan a signé un mémorandum d’accord avec une entreprise basée en Israël qui produit de l’eau potable à partir de l’air.

Le contrat, estimé à plusieurs millions de dollars, verra des milliers de générateurs d’eau atmosphérique Watergen être installés dans des villes et des villages du pays d’Asie centrale.

Le mémorandum d’accord suit un projet pilote réussi que Watergen a mené dans un orphelinat de la ville de Boukhara.

L’accord a été signé mardi par le ministre de l’Innovation de l’Ouzbékistan, Ibrohim Abdurakhmonov, et le vice-président de Watergen responsable du marketing et des ventes, Michael Rutman.

Une personne prend de l’eau d’un générateur Watergen à Boukhara, en Ouzbékistan. (Capture d’écran : YouTube )

La technologie a été développée par des ingénieurs travaillant aux côtés de l’entrepreneur Arye Kohavi, un ancien combattant d’une unité de reconnaissance de Tsahal. Elle utilise une série de filtres pour purifier l’air. Après que l’air a été aspiré et refroidi pour en extraire l’humidité, l’eau qui se forme est traitée et transformée en eau potable. La technologie utilise un échangeur de chaleur en plastique plutôt qu’un échangeur en aluminium, ce qui permet de réduire les coûts. Un logiciel développé spécifiquement par l’entreprise fait fonctionner les appareils.

Chaque générateur d’eau GEN-M pèse 780 kilos et peut produire 800 litres d’eau par jour. Avec son système interne de traitement de l’eau, la seule infrastructure nécessaire est une source d’électricité.

L’Ouzbékistan, qui est une zone semi-aride, est l’un des deux seuls pays à être doublement enclavés, à savoir qu’il est entouré d’autres pays enclavés.

Une vue en hauteur de Boukhara, en Ouzbékistan, prise depuis le légendaire minaret Kalyan, avec la Mir-I-Arab Madrassa en arrière plan, le 21 novembre 2001. (AP Photo/Mindaugas Kulbis)

Le pays se repose sur deux grandes rivières pour son approvisionnement en eau fraîche. Pourtant, avec une population en forte croissance et les décisions des pays voisins du Kirghizistan et du Tadjikistan de détourner les deux rivières pour les besoins d’une centrale hydro-électrique, le pays doit faire face à des pénuries d’eau.

Les générateurs d’eau GEN-M de Watergen, qui ont été vendus dans le monde entier, ont fait forte impression lors de l’exposition Innoweek 2019 organisée en Ouzbékistan cette semaine à Tashkent, lors de laquelle le vice-Premier ministre du pays, Aziz Abdukhakimov, a déclaré que l’Ouzbékistan « a désespérément besoin de technologies comme celle de Watergen pour améliorer son secteur de l’eau ».

Fondé en 2010, Watergen est basé dans la ville de Rishon Lezion, dans le centre d’Israël.

Elle est présidée par le Dr Michael Mirilashvili, un milliardaire et entrepreneur russo-israélien qui est également le président du Congrès juif mondial.

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