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Une prière de Pessah, pour préserver le miracle moderne d’Israël

Puissent nos dirigeants trouver la sagesse de contrer les menaces et assurer l’avenir d’Israël en tant que nation juive et démocratique prospère, avec le judaïsme pour boussole

David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Un poisson avale un soldat égyptien dans une scène en mosaïque représentant la séparation de la mer Rouge, dans l’histoire de l’Exode, visible dans une synagogue du Ve siècle à Huqoq, dans le nord d’Israël, dévoilée en 2017. (Crédit : Jim Haberman/University of North Carolina Chapel Hill)
Un poisson avale un soldat égyptien dans une scène en mosaïque représentant la séparation de la mer Rouge, dans l’histoire de l’Exode, visible dans une synagogue du Ve siècle à Huqoq, dans le nord d’Israël, dévoilée en 2017. (Crédit : Jim Haberman/University of North Carolina Chapel Hill)

Pessah, ce rappel annuel de la splendeur de la liberté, résonne cette année d’un écho tout particulier.

Souvenons-nous des dix fléaux infligés aux Égyptiens qui avaient réduit nos ancêtres en esclavage, au moment où nous-mêmes tentons de sortir de ce fléau moderne que constitue la pandémie de COVID-19, avec l’espoir – incertain – que nous pourrons bientôt passer du temps les uns avec les autres en toute sécurité.

Nous inviterons « tous ceux qui sont dans le besoin » à partager notre bonne fortune et célébrerons l’histoire de notre libération, en pleine conscience de l’oppression vécue par d’autres nations, en particulier l’Ukraine, et de notre responsabilité d’ouvrir nos portes et d’apporter notre aide.

Nous célébrerons notre sortie de la servitude, notre trajectoire en tant que peuple et notre établissement dans notre patrie, au plus fort d’une vague terroriste et de manœuvres stratégiques plus larges pour nous déraciner, en un moment, comme nous en avons connu tant d’autres, où l’hostilité meurtrière de nos ennemis menace notre indépendance et notre existence même.

Comme le souligne l’histoire de Pessah, et notre expérience actuelle le confirme une fois de plus, nous, les Israélites, sommes un peuple résilient et plein de ressources. Et nous sommes inspirés par une foi, et équipés d’un code de vie, qui sont une boussole morale et pratique unique.

À l’occasion de ce Pessah, comme toujours, puissent nos dirigeants recevoir la sagesse de protéger le miracle moderne que constitue l’existence même d’Israël, d’utiliser cette boussole pour assurer la survie et l’avenir d’Israël en tant que nation juive prospère et démocratique, lumière des nations.

Puissent-ils, et nous tous avec eux, être guidés pour trouver la force et l’habileté nécessaires pour déjouer les intentions de nos ennemis modernes, dirigés par les tyrans iraniens.

Et plutôt que de sombrer à nouveau dans les poisons pernicieux de l’intolérance et la haine, puissions-nous tous intérioriser les leçons des moments les plus sombres de notre histoire juive millénaire, lorsque nous nous sommes affaiblis par le jeu de nos propres divisions internes et avons perdu de vue notre obligation fondamentale de respecter les autres et les traiter comme nous-mêmes.

Quelle ironie amère que le gouvernement israélien actuel soit en train de sombrer, victime d’une querelle religieuse de longue date dans laquelle la goutte d’eau qui fait déborder le vase a quelque chose à voir avec l’introduction de hametz, pain sans levain, dans les hôpitaux du pays au moment de Pessah.

Et qu’il est tristement prévisible et dangereux qu’une cheffe de l’opposition prétendument religieuse, à la veille de Pessah, appelle à ce que les députés de la coalition ne puissent accéder à nos synagogues.

Durant le Seder, nous nous devons de raconter l’Exode, ce voyage vers notre libération, comme si nous étions nous aussi des esclaves en Egypte, et comme si nous aussi avions été libérés par la volonté et la puissance divines. Parce que, bien évidemment, la liberté n’est jamais totale.

Que cette année nous en rapproche un peu plus.

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