USA: Vente d’un système antimissile de 15 milliards de $ à l’Arabie saoudite
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USA: Vente d’un système antimissile de 15 milliards de $ à l’Arabie saoudite

L'administration a refusé de céder aux pressions des membres du Congrès concernant l'assassinat sauvage du journaliste saoudien Khashoggi, basé aux Etats-Unis

A titre d'illustration. Des soldats allemands affectés à l'escadre 1 de défense aérienne et antimissile sol-air déclenchent un tir du système Patriot sur l'installation de tir de missiles de l'OTAN, à Chania, en Grèce, le 8 novembre 2017. Le géant américain de la défense Lockheed Martin déclare que la société livrera son système antimissile Patriot à l'Arabie Saoudite et que le royaume est en passe de devenir le deuxième client international, après les Emirats arabes unis, pour l'acquisition de son système THAAD. (Sebastian Apel/ Département américain de la Défense, via AP)
A titre d'illustration. Des soldats allemands affectés à l'escadre 1 de défense aérienne et antimissile sol-air déclenchent un tir du système Patriot sur l'installation de tir de missiles de l'OTAN, à Chania, en Grèce, le 8 novembre 2017. Le géant américain de la défense Lockheed Martin déclare que la société livrera son système antimissile Patriot à l'Arabie Saoudite et que le royaume est en passe de devenir le deuxième client international, après les Emirats arabes unis, pour l'acquisition de son système THAAD. (Sebastian Apel/ Département américain de la Défense, via AP)

L’Arabie saoudite achètera un système de missiles d’une valeur de 15 milliards de dollars au géant américain de la défense Lockheed Martin, a déclaré mercredi à Reuters un porte-parole du Département d’État américain.

La finalisation de l’accord par Washington s’est accompagnée d’un appel téléphonique entre le président américain Donald Trump et le roi saoudien Salman, a indiqué l’agence de presse.

Les parties ont signé l’achat de 44 terminaux de défense de zone à haute altitude (Terminal High Altitude Area Defense – THAAD), de missiles et de matériel connexe, ce lundi.

L’accord, en cours d’élaboration depuis décembre 2016, semblait menacé, à la suite de pressions du Congrès en faveur d’un déclassement des liens américains avec l’Arabie saoudite, après que la CIA a conclu que le prince héritier Mohammed Ben Salmane avait ordonné le meurtre sauvage du journaliste américain Jamal Khashoggi, dans son consulat à Istanbul, en octobre.

Mais Trump s’est néanmoins tenu aux côtés de Riyad, suggérant, pour défendre sa politique, qu’Israël serait confronté à d’importantes difficultés régionales au Moyen Orient sans la présence stabilisatrice de Riyad.

« Si vous prenez le cas d’Israël, Israël aurait de gros problèmes sans l’Arabie saoudite », a dit M. Trump. « Alors, qu’est-ce que ça veut dire, Israël va partir ? Vous voulez qu’Israël parte ? Nous avons un allié très important : l’Arabie Saoudite ».

Plus tôt ce mois-ci, dans les premières déclarations publiques d’Israël sur l’assassinat de Khashoggi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que bien que ce meurtre soit « horrible », il était indispensable de préserver la stabilité dans le royaume arabe.

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