Vente d’armes US à l’Egypte : Washington fera pression pour les « droits humains »
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Vente d’armes US à l’Egypte : Washington fera pression pour les « droits humains »

Biden, qui s'est engagé à cesser de soutenir les opérations saoudiennes dans le conflit au Yémen, a approuvé la vente de 168 missiles tactiques à l'Egypte

L'artillerie de l'armée saoudienne déployée vers le Yémen,  à une position proche de la frontière saoudo-yéménite, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, le 13 avril 2015. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)
L'artillerie de l'armée saoudienne déployée vers le Yémen, à une position proche de la frontière saoudo-yéménite, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, le 13 avril 2015. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Le gouvernement américain de Joe Biden a approuvé mardi une vente d’armes de près de 200 millions de dollars à l’Egypte mais s’est engagé à faire pression sur la question des droits humains après qu’un militant américain a évoqué un harcèlement de sa famille.

L’administration Biden, qui s’est engagée à cesser de soutenir les opérations saoudiennes dans le conflit au Yémen et qui réexamine une vente d’avions de combat aux Emirats arabes unis, a déclaré avoir approuvé la vente de 168 missiles tactiques à l’Egypte.

Dans un communiqué, le département d’État a annoncé avoir approuvé la vente, soumise à un examen du Congrès, car l’Egypte « continue d’être un partenaire stratégique important au Moyen-Orient ».

Le nouveau président américain a promis d’adopter une position plus ferme sur la question des droits humains que son prédécesseur Donald Trump, qui aurait désigné le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi comme son « dictateur préféré ».

Le président américain Donald Trump (à droite) et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à Riyad, le 21 mai 2017. (AFP/MANDEL NGAN)

Un avocat de Mohamed Soltan, un citoyen américain qui a engagé des poursuites aux États-Unis pour tortures présumées dans des geôles égyptiennes, a déclaré que des policiers en civil avaient effectué dimanche une descente chez six membres de la famille de ce militant, plaçant deux cousins en détention.

Le porte-parole du département d’État Ned Price a affirmé que les États-Unis en avaient été informés et « étudiaient » l’affaire.

« Nous prenons au sérieux les allégations d’arrestation ou de détention arbitraire », a-t-il affirmé devant la presse.

« Nous amènerons nos valeurs avec nous dans chacune des relations que nous avons à travers le globe. Cela inclut nos partenaires proches de sécurité. Cela inclut l’Egypte », a-t-il ajouté.

Mohamed Soltan, fils d’un membre des Frères musulmans, aujourd’hui interdits, a été arrêté en août 2013 après qu’Abdel Fattah al-Sissi a destitué le président porté au pouvoir par les urnes, l’islamiste Mohamed Morsi.

En 2015, Mohamed Soltan a été libéré et expulsé vers les États-Unis après avoir renoncé à sa citoyenneté égyptienne.

Le militant a lancé des poursuites devant un tribunal américain en juin, et a le mois dernier collaboré avec des membres du Congrès américain pour former un groupe de travail parlementaire dédié à la promotion des droits humains en Egypte.

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