Violences après la prière du Ramadan à Jérusalem-Est : 6 blessés, 5 arrestations
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Violences après la prière du Ramadan à Jérusalem-Est : 6 blessés, 5 arrestations

Selon la police, des fidèles musulmans ont lancé des pierres, des bouteilles en verre et des pétards sur des agents et des bus, blessant un policier et cinq civils

Des gens déambulent sous les lumières qui décorent la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem, alors que les musulmans du monde entier se préparent à fêter le Ramadan dans un contexte de pandémie de coronavirus, le 19 avril 2020 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des gens déambulent sous les lumières qui décorent la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem, alors que les musulmans du monde entier se préparent à fêter le Ramadan dans un contexte de pandémie de coronavirus, le 19 avril 2020 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Cinq personnes ont été arrêtées mardi soir alors que des centaines d’émeutiers revenaient des prières marquant le début du Ramadan, à Jérusalem-Est, a fait savoir la police mercredi.

Des fidèles musulmans réunis devant la Porte de Damas, à l’entrée de la Vieille Ville de Jérusalem, ont affronté la police stationnée sur place, ont indiqué les forces de l’ordre.

Certains ont jeté des pierres sur des bus en circulation, blessant légèrement deux chauffeurs et trois passagers qui ont dû être pris en charge.

De plus, des pierres, des bouteilles en verre et des feux d’artifices ont été lancés en direction des policiers. L’un d’entre eux a été modérément blessé.

La police a dispersé la foule au moyen de dispositifs anti-émeute. Les forces de l’ordre ont précisé que les affrontements ont eu lieu peu de temps avant que les fidèles ne soient invités à terminer leurs prières du taraweeh et à quitter la zone.

Cinq suspects ont été arrêtés.

Le mois du Ramadan est synonyme de tensions accrues autour de la Vieille Ville de Jérusalem, qui abrite le site du mont du Temple, lieu de tension entre juifs et musulmans.

La liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, le COGAT, a déclaré mardi que jusqu’à 10 000 Palestiniens vaccinés seront autorisés à prier vendredi à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple pour marquer le premier vendredi du Ramadan.

« Ces mesures sont prises pour permettre la liberté de culte et de religion d’une part, et d’autre part, pour prévenir, dans la mesure du possible, la propagation du COVID-19 dans la région », a déclaré le COGAT dans un communiqué.

Après vendredi, « une évaluation supplémentaire de la situation sera effectuée pour examiner le schéma approuvé, en tenant compte à la fois des besoins en matière de sécurité et de santé. »

Des fidèles musulmans participent à la prière du vendredi à la mosquée du Dôme du Rocher, dans le complexe de la mosquée Al Aqsa, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 12 février 2021. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Les tensions montent également en flèche à Jérusalem-Est, Israël ayant opposé son veto à l’inclusion de la zone dans les élections législatives nationales palestiniennes prévues le mois prochain.

Israël réprime les activités de l’Autorité palestinienne à l’intérieur de Jérusalem, les considérant comme une violation de la souveraineté israélienne dans sa capitale.

Le Fatah et d’autres factions de l’Organisation de libération de la Palestine ont déclaré lundi qu’il n’y aurait pas d’élections palestiniennes sans la participation des Palestiniens de Jérusalem-Est.

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