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Washington demande la saisie d’un avion immobilisé en Argentine

Le Boeing 747 avait été vendu en octobre 2021 à une entreprise vénézuélienne par une compagnie iranienne en violation des sanctions américaines contre les deux entités

Illustration : Un Boeing 747 d'Emtrasur Cargo atterrit à Belgrade le 24 février 2022. (Capture d'écran/YouTube)
Illustration : Un Boeing 747 d'Emtrasur Cargo atterrit à Belgrade le 24 février 2022. (Capture d'écran/YouTube)

Washington a demandé mardi à l’Argentine de saisir un avion cargo immobilisé depuis juin sur son sol, au cœur d’un imbroglio international.

Le Boeing 747 avait été vendu en octobre 2021 à une entreprise vénézuélienne par une compagnie iranienne en violation des sanctions américaines contre les deux entités, avance le ministère américain de la Justice pour justifier sa demande de saisie.

« En travaillant avec nos partenaires dans le monde entier, nous serons intraitables avec les gouvernements ou les entités étatiques qui essaient d’échapper à nos sanctions et à nos contrôles sur les exportations », a commenté Matthew Olsen, un haut responsable du ministère cité dans un communiqué.

Cet avion cargo a été immobilisé en Argentine le 8 juin et ses membres d’équipage retenus dans le pays. Un juge vient d’autoriser douze d’entre eux à partir, mais quatre Iraniens et trois Vénézuéliens restent coincés en Argentine.

Le ministre argentin de la Sécurité Anibal Fernandez avait alors expliqué avoir reçu « des informations » de la part « d’organisations étrangères sur l’appartenance d’une partie de l’équipage à des sociétés liées aux Gardiens de la Révolution iraniens ».

Selon le ministère américain de la Justice, « le capitaine de l’appareil a été identifié comme un ancien commandant » de cette armée idéologique iranienne, classée comme organisation terroriste par les Etats-Unis.

Téhéran assure que le statut de l’avion est « complètement légal » et que son immobilisation relève d’une « opération de propagande » liée aux tensions entre l’Occident et l’Iran sur son programme nucléaire.

Les relations entre l’Iran et le Venezuela, deux pays pétroliers sous sanctions américaines, sont fortes depuis des années et se sont encore renforcées récemment.

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