Yuval Noah Harari et son mari donnent 1 M $ à l’OMS
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Yuval Noah Harari et son mari donnent 1 M $ à l’OMS

Même si Trump a suspendu le financement, "heureusement, il y a plus de 7 milliards d'autres humains sur cette terre, et nous pouvons faire mieux",, ont-ils dit

L'historien et auteur israélien Yuval Noah Harari fait une conférence sur l'intelligence artificielle lors du X World Future Evolution le 6 juillet 2017 à Pékin, en Chine. (VCG/VCG via Getty Images via JTA)
L'historien et auteur israélien Yuval Noah Harari fait une conférence sur l'intelligence artificielle lors du X World Future Evolution le 6 juillet 2017 à Pékin, en Chine. (VCG/VCG via Getty Images via JTA)

JTA — Yuval Noah Harari, l’historien et auteur best-seller israélien, va donner un million de dollars à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour contrebalancer la suspension du financement américain.

« Malheureusement, le président américain a choisi ce moment pour mettre un terme au financement de l’OMS, ont écrit Harari et Itzik Yahav, son mari, dans un communiqué portant l’entête de Sapienship, l’ONG qu’ils ont créée en 2019. Heureusement, il y a plus de 7 milliards d’autres humains sur cette terre, et nous pouvons faire mieux ».

« Notre plus grand ennemi n’est pas le coronavirus, mais les démons internes de l’humanité : la haine et l’avidité », a déclaré Harari, auteur des best-sellers « Sapiens » et « Homo Deus ».

Mardi, le président américain Donald Trump a suspendu le financement de l’OMS, pour au moins 60 jours, en déclarant que l’organisation « avait failli à son devoir de base et qu’elle doit être tenue responsable ». Les Etats-Unis ont un solde débiteur de 99 millions de dollars en frais et contributions à l’OMS.

Certains critiques de Trump ont affirmé qu’il essayait de détourner l’attention des critiques sur l’impact que COVID-19, qui a tué plus de
35 000 personnes aux Etats-Unis, a causé sur la société et l’économie du pays.

D’autres dirigeants mondiaux ont accusé l’OMS de s’être pliée devant la Chine, où les autorités ont commencé par cacher l’ampleur de l’épidémie.

« Si, dès le départ, l’OMS n’avait pas affirmé au monde avec insistance que la Chine n’avait pas d’épidémie de pneumonie, alors tout le monde aurait pris des précautions », a déclaré le Premier ministre japonais adjoint Aso Taro le mois dernier.

A la mi-janvier, des officiels chinois ont déclaré qu’il n’y avait aucune preuve que le virus pouvait être transmis entre les humains à grande échelle. L’OMS avait alors validé ces affirmations.

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