Libération du chef du conseil du Waqf à Jérusalem – police
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Libération du chef du conseil du Waqf à Jérusalem – police

Le ministère jordanien des Affaires religieuses, dont dépend le Waqf de Jérusalem, a "fermement" condamné ces arrestations dans un communiqué à Amman

Une patrouille de la police des frontières à une entrée du complexe du mont du Temple dans la Vieille ville de Jérusalem, le 19 février 2018 (Crédit :Ahmad Gharabli/AFP)
Une patrouille de la police des frontières à une entrée du complexe du mont du Temple dans la Vieille ville de Jérusalem, le 19 février 2018 (Crédit :Ahmad Gharabli/AFP)

La police israélienne a annoncé dimanche l’arrestation du chef du conseil du Waqf à Jérusalem, l’organisme chargé de la gestion des biens musulmans à la suite de tensions autour du mont du Temple.

Il a ensuite libéré.

L’agence de presse officielle palestinienne Wafa a confirmé l’arrestation de ce responsable, Abdel Azim Salhab ainsi que de son adjoint Najih Bakirat. Le ministère jordanien des Affaires religieuses, dont dépend le Waqf de Jérusalem, a « fermement » condamné ces arrestations dans un communiqué à Amman.

Elle a déploré l’arrestation du « cheikh Abdel Azim Salhab, directeur du conseil du Waqf à Jérusalem et de plusieurs responsables et employés du Waqf ou rattachés à celui-ci. »

L’avocat de M. Salhab a déclaré à l’AFP que son client avait été interdit de se rendre au mont du Temple pendant sept jours.

Les forces de l’ordre israéliennes avaient arrêté vendredi 60 personnes pour éviter des troubles autour du très sensible mont du Temple à Jérusalem-Est, théâtre d’incidents entre fidèles musulmans et policiers israéliens ces derniers jours.

Ces personnes sont soupçonnées par la police d’avoir cherché à inciter les fidèles à la violence après la grande prière musulmane du vendredi. Une partie d’entre elles ont été libérées, « mais se sont vu interdire de s’approcher du mont du Temple », qui est également le lieu le plus saint du judaïsme, a précisé à l’AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Les incidents de ces derniers jours semblent avoir été provoqués après la pose, par les autorités israéliennes et dans l’enceinte du mont, d’un cadenas sur une porte donnant accès à des bureaux.

Ces bureaux sont fermés sur ordre de la justice israélienne depuis 2003, affirme la police. Mais des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent qu’avant la pose du cadenas, des dignitaires musulmans sont entrés dans les lieux pour prier.

Des heurts ont opposé les forces israéliennes aux Palestiniens qui cherchaient à arracher le cadenas.

Le mont du Temple qui abrite le troisième lieu saint de l’islam est un lieu sous haute tension. Point névralgique du conflit israélo-palestinien, il a connu ces derniers jours des accrochages entre fidèles et policiers.

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