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Biden félicite Lapid et remercie Bennett pour son « amitié »

Le président américain a publié un tweet à l'instant même où Lapid prenait ses fonctions et a déclaré qu'il était impatient de rencontrer Lapid et Bennett lors sa visite ce mois-ci

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le ministre des Finances de l'époque, Yair Lapid, rencontre le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à Washington, en 2013. (Image d'archives / Autorisation)
Le ministre des Finances de l'époque, Yair Lapid, rencontre le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à Washington, en 2013. (Image d'archives / Autorisation)

Le président américain Joe Biden a félicité le nouveau Premier ministre Yair Lapid dans un tweet publié à la minute où il a officiellement pris ses fonctions, à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.

Joe Biden a également remercié Bennett pour son « amitié au cours de l’année écoulée ». Les deux hommes ne s’étaient jamais rencontrés avant que Biden ne devienne président, mais Bennett a été accueilli à la Maison Blanche en août dernier et les deux hommes se sont brièvement rencontrés en marge du sommet sur le climat COP26 en novembre. Leurs bureaux affirment qu’ils ont réussi à établir une relation étroite au cours de l’année écoulée.

Bennett a rapidement répondu au tweet de Biden.

« Merci, Joe. Nous sommes impatients de vous voir bientôt, ici, dans notre capitale éternelle, Jérusalem. Vous êtes un véritable ami de l’État d’Israël », a écrit Bennett sur Twitter.

Alors que Lapid sera celui qui accueillera Joe Biden lors de son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion le 13 juillet, Bennett rencontrera tout de même le président lors de sa visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie.

« J’ai hâte de vous voir tous les deux en juillet pour célébrer l’indéfectible partenariat américano-israélien », a ajouté Biden dans un tweet.

Lapid a remercié Biden vendredi matin, en tweetant : « Les liens entre Israël et les États-Unis sont indéfectibles. Ils sont fondés sur des bases profondes de valeurs partagées et une vision commune de l’avenir. »

« Je suis impatient de vous accueillir en Israël et de renforcer l’alliance unique qui nous unit », a-t-il ajouté.

La relation de Lapid avec Biden est également assez limitée, bien que les deux se soient rencontrés une fois en 2013 lorsque Lapid était ministre des Finances et Biden, vice-président américain.

« Je me réjouis de continuer à travailler étroitement avec le Premier ministre Lapid pour renforcer tous les aspects du partenariat durable entre les États-Unis et Israël et pour contrer les menaces communes », a déclaré le secrétaire d’État américain Antony Blinken dans un communiqué distinct. « Dans le même temps, je voudrais saluer le Premier ministre sortant Naftali Bennett pour son leadership en tant que Premier ministre d’Israël au cours de l’année écoulée et le remercier pour ses efforts continus. »

« Les liens entre les États-Unis et Israël n’ont jamais été aussi forts », a ajouté Blinken.

Les membres du Congrès Ted Deutch (Floride) et Joe Wilson (Caroline du Sud), qui sont respectivement président et membre de la sous-commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants chargée du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du contre-terrorisme mondial, ont également félicité  Lapid.

« Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec le Premier ministre Lapid pour continuer à renforcer les relations entre les États-Unis et Israël, une relation durable fondée sur des valeurs communes qui bénéficie d’un profond soutien bipartisan dans toute l’Amérique », ont déclaré les législateurs démocrates et républicains dans une déclaration commune.

Par ailleurs, jeudi, Blinken s’est entretenu au téléphone avec le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Une grande partie de l’appel a porté sur le prochain voyage de Biden en Israël, selon les comptes rendus des deux interlocuteurs.

Abbas a exprimé le souhait que cette visite serve à créer un horizon diplomatique pour une solution à deux États, selon son bureau. La frustration de Ramallah à l’égard de Jérusalem et de Washington s’est progressivement accrue au cours de l’année écoulée en raison de ce que l’AP considère comme des assurances non tenues par Israël de promouvoir des mesures de confiance et des promesses non tenues par l’administration Biden de rouvrir le consulat américain à Jérusalem et le bureau diplomatique de l’OLP à Washington.

Le département d’État a déclaré dans un communiqué sur l’appel que Blinken « a souligné l’engagement des États-Unis à améliorer la qualité de vie du peuple palestinien de manière tangible et le soutien de l’administration à une solution négociée à deux États ».

« Le secrétaire a également souligné l’importance d’enquêtes approfondies, transparentes et impartiales sur les circonstances du meurtre de Shireen Abu Akleh », a précisé le communiqué américain. Selon une enquête publiée par l’AP, la journaliste d’Al Jazeera abattue à Jénine en mai dernier a été intentionnellement visée par Tsahal. Israël a vigoureusement nié avoir pris Abu Akleh pour cible et a déclaré qu’il ne pouvait pas déterminer de manière concluante qui avait tiré sur elle tant que l’AP ne lui remettait pas la balle actuellement toujours en sa possession.

Ramallah a demandé à son tour qu’Israël lui remette l’arme qui aurait été utilisée pour tuer la journaliste.

Le secrétaire d’État Antony Blinken, à gauche, s’entretient avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 25 mai 2021, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie. (Crédit : Alex Brandon/Pool/AFP)

Les États-Unis se sont jusqu’à présent abstenus d’ouvrir leur propre enquête ; Abu Akleh était également une citoyenne américaine. Ils ont, au contraire, exhorté les parties à échanger les preuves.

Plus tôt jeudi, Biden a déclaré que l’un des objectifs de son prochain voyage au Moyen-Orient était de « renforcer l’intégration d’Israël dans la région ».

« C’est pourquoi les dirigeants israéliens se sont montrés si favorables à ma visite en Arabie saoudite », a ajouté Biden, révélant publiquement les pressions exercées par Jérusalem pour qu’il se rende à Jeddah, alors que certains membres de son parti s’inquiètent du bilan du royaume du Golfe en matière de droits de l’homme.

Biden se rendra en Israël et en Cisjordanie les 13 et 14 juillet avant de poursuivre sa route vers l’Arabie saoudite, où il participera au sommet annuel du CCG+3 avec les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Koweït, d’Oman et du Qatar, en plus de l’Égypte, de l’Irak et de la Jordanie.

Le président américain n’a fait aucune mention des Palestiniens dans sa réponse à la question d’un journaliste sur son voyage, ce qui constitue en soit, un indice supplémentaire.

Bien qu’il y ait eu des spéculations en Israël sur le fait que Biden s’abstiendrait de faire une visite, étant donné les bouleversements politiques du mois dernier, la Maison Blanche a été catégorique dès le départ sur le fait que ces questions ne rentraient pas en ligne de compte.

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