Bordeaux : Polémique autour de la participation de l’UJFP à une commission
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Bordeaux : Polémique autour de la participation de l’UJFP à une commission

La LICRA dénonce la participation de l'Union juive française pour la paix, groupuscule antisioniste, à une réunion de la commission de lutte contre le racisme et l'antisémitisme

L’hôtel de ville de Bordeaux. (Crédit : Bordeaux.fr)
L’hôtel de ville de Bordeaux. (Crédit : Bordeaux.fr)

Mercredi soir, à Bordeaux, à l’initiative de la nouvelle municipalité écologiste, devait se tenir une réunion de la commission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Plusieurs associations y étaient conviées, dont – et ce pour la première fois – le groupuscule « Union juive française pour la paix ». Antisioniste, proche des associations de la mouvance « décoloniale », l’UJFP a récemment republié le texte d’Houria Bouteldja supprimé par Mediapart.

Le lendemain, la LICRA, qui a quitté la commission, a réagi à cette présence, écrivant sur Twitter : « Le maire de Bordeaux Pierre Hurmic nous demande de participer à un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il invite à nos côtés l’UJFP, qui vient de publier le texte vomitif de Bouteldja, dont la première demande est d’effacer le mot ‘antisémitisme’. Ce sera sans nous ! »

Avant d’ajouter : « Si vous comptez lutter contre l’antisémitisme avec des officines qui publient Houria Bouteldja, vous allez au devant de graves déconvenues et vous allez vous retrouver avec des soutiens bien encombrants. En tout cas, pour l’heure, ce sera sans notre caution. »

« Aujourd’hui, est-ce que l’antisionisme signifie quelque chose si ce n’est, vouloir la destruction de l’État d’Israël et ne pas reconnaître son existence, là est le problème », a expliqué Sarah Bromberg, qui représente la LICRA à Bordeaux. « Nous ne siègerons pas et ne porterons pas caution à cette association ni à une instance qui ne défend pas les valeurs républicaines, les valeurs universalistes. »

« Je réaffirme mon attachement viscéral à la lutte contre tous les racismes et contre l’antisémitisme », a répondu le maire Pierre Hurmic. « Je ne supporterai pas que cette commission municipale puisse faire l’objet d’une récupération politique. Dès le début de la semaine, je vais annoncer des décisions je crois très fermes pour faire en sorte que ce genre de dérive ne puisse avoir lieu. »

Selon France 3, l’UJFP pourrait ainsi très vite être écartée de la commission municipale.

Ce week-end, réunissant les principaux protagonistes de cette polémique, une commémoration a eu lieu devant la synagogue de Bordeaux, en hommage aux 335 victimes de la rafle qui a eu lieu le 10 janvier 1944.

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