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Columbia suspend des étudiants ayant salué le Hamas

Pour la doyenne de l'université, il est "absolument inacceptable de promouvoir l'utilisation du terrorisme ou de la violence"

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Des militants pro-palestiniens et anti-Israël, devant l'Université de Columbia, le 2 février 2024. (Crédit : Luke Tress/JTA)
Des militants pro-palestiniens et anti-Israël, devant l'Université de Columbia, le 2 février 2024. (Crédit : Luke Tress/JTA)

New York Jewish Week via JTA – La doyenne de l’Université de Columbia a déclaré que des étudiants avaient été suspendus pour un événement organisé le mois dernier au cours duquel des intervenants ont fait l’éloge du Hamas et d’autres groupes terroristes.

Quatre étudiants ont été suspendus pour cet événement, selon le Columbia Spectator, le journal du campus.

L’événement organisé par les étudiants, intitulé « Résistance 101 », a suscité de vives critiques, notamment de la part de membres du Congrès qui enquêtaient déjà sur l’université des quartiers chics en raison de l’antisémitisme présumé qui y régnait. Ces suspensions marquent une étape importante dans la réponse de Columbia aux activités anti-Israël qui ont secoué le campus depuis le 7 octobre.

La présidente de Columbia, Minouche Shafik, a reconnu dans une déclaration que l’événement « Résistance 101 » présentait des orateurs qui « soutiennent le terrorisme et encouragent la violence » et que les administrateurs avaient déjà interdit l’événement à deux reprises.

« Je tiens à préciser que cet événement constitue une violation odieuse de nos valeurs », a déclaré Shafik dans le communiqué.

« Je ne suis pas devenue présidente d’université pour punir les étudiants. En même temps, des actes comme celui-ci sur notre campus doivent avoir des conséquences. Le fait qu’il me faille déclarer ce qui suit est en soi surprenant, mais je tiens à préciser qu’il est absolument inacceptable qu’un membre de cette communauté encourage le recours au terrorisme ou à la violence », a-t-elle ajouté.

Malgré l’interdiction de l’événement, les étudiants ont organisé la discussion dans une résidence du campus. L’université a réagi en informant les forces de l’ordre et en faisant appel à une société d’enquête externe, a indiqué Shafik.

Le Columbia Spectator a rapporté que quatre étudiants ont été suspendus pour une durée indéterminée et expulsés du logement universitaire à la suite d’accusations portées par l’université, notamment pour comportement perturbateur, mise en danger, violation de la loi et violation des règlements de l’université.

Les étudiants suspendus ont eu 24 heures pour quitter leur logement universitaire. Ils ne pourront pas assister aux cours, participer aux activités extrascolaires ou accéder au campus par leurs propres moyens, selon le Columbia Spectator. Le porte-parole de Columbia a refusé de commenter les détails de ces suspensions auprès du New York Jewish Week.

Shafik a déclaré dans son communiqué que l’enquête était en cours.
Les groupes pro-palestiniens National Students for Justice in Palestine, Samidoun et Within Our Lifetime ont publié une déclaration commune soutenant les étudiants suspendus. Les dirigeants de ces trois groupes ont tous pris la parole lors de l’événement « Résistance 101 », et les trois organisations ont explicitement soutenu le terrorisme ou l’assaut barbare mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre contre Israël, qui a déclenché la guerre. Les organisations ont accusé Israël de « génocide », une accusation courante chez les activistes pro-palestiniens et qu’Israël nie vigoureusement.

Des agents de la police new-yorkaise affrontant des manifestants pro-palestiniens et anti-Israël lors d’un rassemblement devant l’Université Columbia, à New York, le 2 février 2024. (Crédit : Yuki Iwamura/AFP)

« Ces attaques sont une tentative de détruire l’avenir des étudiants afin d’étouffer le soutien à la libération de la Palestine dans le contexte du génocide perpétré par les États-Unis et le sionisme à Gaza », indique le communiqué des organisations. Il affirme, sans citer de preuves, que l’événement « Résistance 101 » est « utilisé comme prétexte par l’administration de l’Université de Columbia pour démanteler les organisations étudiantes qui luttent pour la libération de la Palestine, en collaboration avec le lobby sioniste et les groupes de pression extérieurs de droite ».

Au cours de l’événement « Résistance 101 », les orateurs ont soutenu à de multiples reprises la « résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes anti-Israël] » palestinienne, ce qui, selon eux, incluait un soutien ouvert au Hamas. L’un d’entre eux, Khaled Barakat, écrivain et activiste palestinien, a fait référence à ses « amis et frères du Hamas, du Jihad islamique [palestinien] et du FPLP [Front populaire de libération de la Palestine] ».

« Il n’y a rien de mal à être membre du Hamas, à être un dirigeant du Hamas, à être un combattant [terroriste] du Hamas », a déclaré Charlotte Kates, l’épouse de Barakat et par ailleurs coordinatrice des activités de Samidoun, groupe d’activistes pro-palestiniens banni d’Allemagne en novembre dernier pour avoir fait l’apologie des actes terroristes et sanctionné par des sociétés financières. Selon Israël, il est lié au groupe terroriste du FPLP.

Depuis le 7 octobre, l’Université de Columbia s’efforce de maîtriser les activistes étudiants anti-Israël qui enfreignent les politiques de l’université, principalement en organisant des manifestations non autorisées et perturbatrices. Les défenseurs de la cause juive ont déclaré que l’activisme déviait vers l’antisémitisme et créait une atmosphère hostile. Le mois dernier, un rapport du groupe de travail sur l’antisémitisme de l’université a déclaré que les étudiants juifs vivaient « l’isolement et la souffrance ».

Les suspensions de l’événement « Résistance 101 » semblent être les sanctions les plus graves que Columbia ait infligées à des activistes depuis des mois. En novembre, l’administration a interdit les sections du campus de Students for Justice in Palestine (SJP) et de l’organisation anti-sioniste Jewish Voice for Peace (JVP) pour avoir violé les politiques de l’université en matière d’événements.

Les deux groupes sont toujours suspendus mais continuent d’opérer sur le campus en tant qu’organisations principales d’une coalition de groupes d’étudiants appelée Columbia University Apartheid Divest – le groupe qui a organisé l’événement « Résistance 101 ». Jeudi, des étudiants et des professeurs pro-palestiniens ont organisé un rassemblement non autorisé, scandant « mondialiser l’intifada » tout en battant des tambours. Shafik a déclaré que l’université s’efforçait d’identifier les participants et qu’ils feraient l’objet de mesures disciplinaires.

Les mesures prises par l’administration s’inscrivent dans le contexte d’enquêtes gouvernementales sur l’antisémitisme à Columbia. La commission de l’Éducation et du Travail de la Chambre des représentants, qui a enquêté sur l’antisémitisme dans un certain nombre de campus, a déclaré sur X, au-dessus d’un extrait de l’événement du mois dernier, que « les membres d’une institution financée par le contribuable qui offrent un forum pour promouvoir le terrorisme soulèvent de sérieuses questions ».

La représentante républicaine de New York, Elise Stefanik, membre de la commission, a déclaré sur X : « Les groupes d’étudiants incontrôlés qui soutiennent le génocide des Juifs et encouragent ouvertement le Hamas démontrent exactement pourquoi la commission enquête sur cette école autrefois respectée. »

L’année dernière, la commission a interrogé les présidents de l’Université de Harvard, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université de Pennsylvanie (UPenn) sur l’antisémitisme, et les présidentes des universités ont refusé d’affirmer que les appels au génocide des Juifs violeraient nécessairement les politiques des campus. Les présidents de Harvard et de l’UPenn ont démissionné dans le tumulte qui a suivi.

La doyenne de Columbia, Shafik, ne s’était pas présentée à l’audition, officiellement en raison d’un engagement à l’étranger prévu de longue date. La commission a ouvert une enquête sur Columbia et a convoqué Shafik à une autre audition prévue ce mois-ci.

L’administration Biden enquête également sur Columbia, et des étudiants juifs ont intenté des poursuites civiles pour discrimination sur le campus.

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