Commandant iranien: Fakhrizadeh tué par une mitrailleuse contrôlée par satellite
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Commandant iranien: Fakhrizadeh tué par une mitrailleuse contrôlée par satellite

Plusieurs versions de la mort du scientifique ont été données : le contre-amiral Ali Fadavi a déclaré que le physicien a été abattu grâce à "l'intelligence artificielle"

Une femme passe devant un panneau en hommage au scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh dans la capitale iranienne de Téhéran, le 30 novembre 2020. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Une femme passe devant un panneau en hommage au scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh dans la capitale iranienne de Téhéran, le 30 novembre 2020. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Une mitrailleuse contrôlée par satellite avec l’assistance d’une « intelligence artificielle » a été utilisée pour assassiner fin novembre le père du nucléaire iranien, a indiqué dimanche le commandant en chef adjoint de la milice des Gardiens de la Révolution à un média local.

Mohsen Fakhrizadeh, tué le 27 novembre dans une attaque menée à l’explosif et à l’arme à feu, circulait sur une autoroute avec une équipe de sécurité composée de onze Gardiens de la Révolution lorsque la mitrailleuse a « zoomé » sur son visage et a tiré treize balles, a précisé le contre-amiral Ali Fadavi, cité par l’agence de presse Mehr.

L’arme automatique, juchée sur un pick-up, « s’est concentrée simplement sur le visage du martyr Fakhrizadeh d’une façon telle que sa femme, qui se trouvait à seulement 25 centimètres, n’a pas été touchée par une balle », a-t-il ajouté.

Cet engin était « contrôlé par internet » via satellite et il a utilisé une « caméra sophistiquée et une intelligence artificielle » pour trouver sa cible, a poursuivi M. Fadavi, précisant que le chef de la sécurité du scientifique a reçu quatre balles « lorsqu’il s’est jeté » sur lui pour le protéger.

Le contre-amiral Ali Fadavi, commandant des Gardiens de la révolution iraniens. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Aucun terroriste ne se trouvait sur les lieux », a-t-il relevé.

L’agence Mehr, et d’autres médias locaux, n’ont pas précisé si M. Fadavi avait mentionné la mort d’autres personnes lors de cette attaque.

Les autorités iraniennes ont accusé Israël et les Moudjahidine du Peuple, groupe d’opposition interdit en Iran, d’être responsables de cet assassinat.

Plusieurs versions ont été données après l’attaque. Le ministre de la Défense Amir Hatami a indiqué dans un premier temps qu’il avait été victime d’une attaque à l’explosif avec une fusillade tandis que l’agence de presse Fars, sans citer de sources, affirmait quelques jours plus tard qu’une « mitrailleuse automatique télécommandée » et montée sur un pick-up avait été utilisée.

La rue où a tué tué le général Mohsen Fakhrizadeh a Téhéran, le 27 novembre 2020. (Crédit : Fars News Agency via AP)

Après sa mort, M. Hatami l’a présenté comme son vice-ministre et chef de l’Organisation de la recherche et de l’innovation en matière de défense (Sépand, selon l’acronyme en persan). Il « gérait la défense antiatomique », a-t-il précisé.

Fakhrizadeh a été identifié par Netanyahu en 2018 comme le directeur du projet d’armes nucléaires de l’Iran.

Netanyahu avait déclaré, alors qu’Israël avait subtilisé de vastes archives de documents iraniens détaillant le programme d’armement nucléaire de l’Iran : « Souvenez-vous de ce nom, Fakhrizadeh. »

Le gouvernement israélien a fait état jeudi soir d’une « augmentation » de la « menace » contre ses ressortissants à l’étranger après l’appel de l’Iran à venger l’assassinat d’une figure clé de son secteur nucléaire attribué par Téhéran à Israël.

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