Concert de louanges après le discours de Pence
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Concert de louanges après le discours de Pence

L'ensemble de la classe politique a réagi après le discours du vice-président à la Knesset, dans lequel il a fait montre de l'amitié israélo-américaine

Poignée de mains entre le Premier ministre israélien et le vice-président américain Mike Pence, à la Knesset, le 22 janvier 2018. (Crédit : Ariel Schalit / POOL / AFP)
Poignée de mains entre le Premier ministre israélien et le vice-président américain Mike Pence, à la Knesset, le 22 janvier 2018. (Crédit : Ariel Schalit / POOL / AFP)

Le président Reuven Rivlin a remercié le vice-président Mike Pence pour son discours « inspiré » à la Knesset

« Jérusalem attend avec impatience l’ambassade américaine, et j’attends avec impatience notre réunion de demain », a écrit Rivlin sur Twitter.

« Comme vous l’avez dit depuis la tribune de la Knesset, nous sommes reconnaissants à Dieu de nous avoir préservés et amenés à ce moment », en référence à la bénédiction de « shehekhiyanou » récitée en hébreu par le vice-président.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est dit satisfait du »à l’égard du discours chaleureux du vice-président Mike Pence et de ses déclarations claires qu’il a faites », a indiqué son bureau dans un communiqué.

La déclaration a spécifiquement souligné le rejet de Pence de l’accord nucléaire iranien ; le vœu de l’administration Trump de transférer l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem d’ici la fin de l’année 2019 ; le « soutien sans faille aux besoins sécuritaires d’Israël et les efforts pour la paix » et la volonté de travailler ensemble contre les défis du Moyen-Orient.

Plusieurs députés se sont exprimés après cette allocution.

« C’est un discours qui entrera dans les annales des deux pays. Merci, cher ami », a écrit le ministre de l’Éducation Naftali Bennett sur son compte.

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, à la Knesset, le 10 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré que l’allocution de Pence était « émouvante, inspirante et envoyait un message d’espoir à tous les peuples de la région », critiquant les députés arabes qui ont manifesté leur désapprobation contre Pence durant le discours de la Knesset.

Il a ajouté que les députés de la Liste arabe unie « ont une fois encore prouvé qu’ils sont les représentants d’organisations terroristes à la Knesset ».

« Leur comportement honteux montre à tous leur déloyauté envers l’Etat et ses symboles », a dit Liberman. « Ce n’est que lorsque les Arabes israéliens permettront à d’autres voix de les représenter qu’ils seront une chance pour une véritable paix. »

De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure a salué le discours « historique » et « émouvant» de Pence

« Un grand leader qui nous aime vraiment – de tout son cœur », a déclaré Gilad Erdan. « Pas en tant que politicien, mais animé d’une foi profonde et d’une compréhension du rôle et de la mission de l’Etat juif. »

Aujourd’hui est un « grand jour », a-t-il poursuivi.

« Nous sommes chanceux d’avoir mérité d’entendre ces paroles solennelles et émouvantes », a ajouté Erdan.

Sur son compte Twitter, il a qualifié, en anglais, le discours de Pence d’ « extraordinaire ».

« C’est un grand jour pour les relations inaliénables entre les États-Unis et Israël, et pour notre combat commun contre le terrorisme et pour la liberté », a-t-il écrit. La ministre de la Justice Ayelet Shaked a remercié lundi le vice-président américain Mike Pence pour le discours « sioniste » qu’il a prononcé à la Knesset.

Le vice-président américain Mike Pence, à la Knesset, le 22 janvier 2011. (Crédit : Gil Yochanan/Pool/Flash90)

Sur Twitter, Shaked a estimé que ses propos « ont exprimé la simple réalité : La terre d’Israël appartient au peuple juif et Jérusalem est la capitale d’Israël depuis 3 000 ans et le restera pour l’éternité ».

Shaked a déclaré qu’elle, et tout Israël, attendent avec impatience que les Etats-Unis transfèrent leur ambassade à Jérusalem.

Le ministre israélien du Renseignement et des Transports, Israel Katz, a affirmé que le discours de Pence à la Knesset prouve sa « véritable amitié » avec les Juifs et Israël.

« Le vice-président Pence a de nouveau prouvé sa véritable amitié avec le peuple juif et l’Etat d’Israël dans un chaleureux discours pro-israélien à la Knesset », a-t-il dit.

« Des déclarations importantes ont été faites par le vice-président Pence, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem d’ici la fin de l’année et le fait que les Etats-Unis ne permettront jamais à l’Iran d’acquérir des armes nucléaires », a ajouté Katz.

Yair Lapid, président de Yesh Atid, pendant une réunion du groupe parlementaire à la Knesset, le 8 mai 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Avant l’arrivée de Pence, le chef du parti Yesh Atid Yair Lapid a déclaré exceptionnellement en anglais, à la réunion de son parti : « aujourd’hui, nous accueillons le vice-président Pence en Israël et à la Knesset ».

« Il doit savoir que le gouvernement est reconnaissant pour son amitié et sa présence, mais l’opposition aussi. Le vice-président Pence est l’un des plus proches amis et allié d’Israël, un fervent opposant du BDS, et un homme dont l’engagement envers la sécurité et le bien-être d’Israël, et il mérite notre gratitude et nos éloges. »

Lapid a poursuivi en disant que la décision de l’Autorité palestinienne de snober Pence durant son séjour est à la fois « curieuse et décevante ».

« C’est une preuve supplémentaire qu’ils préfèrent se victimiser que d’adopter une approche positive. Je vais m’arrêter là, parce que l’heure n’est pas au débat, mais à la célébration. Un grand ami d’Israël est venu nous voir, et nous l’accueillons à bras ouverts », a-t-il ajouté.

Le président travailliste Avi Gabbay dirige une réunion de faction à la Knesset le 1er janvier 2018. (Miriam Alster / Flash90)

Le chef de l’Union sioniste Avi Gabbay a également remercié Pence pour sa visite, et l’a qualifié de « véritable ami » d’Israël. Mais dans 24 heures, quand Pence quittera le pays, « il y aura toujours 4,5 millions de Palestiniens ici ».

« Sa visite ne changera pas les faits, et ne change pas notre obligation à résoudre ce problème et à ne pas la transmettre à nos enfants », a déclaré Gabbay. Il a déploré le fait que la coalition, selon, ne saisit pas l’opportunité de faire progresser un accord de paix.

Le chef de l’opposition Isaac Herzog s’est adressé directement au vice-président sur Twitter : « Nous souhaitons à vous, votre épouse et à l’ensemble de votre délégation, nos meilleurs vœux de bienvenue et notre amitié de la part de la Knesset, le cœur de l’une des démocraties les plus vibrantes du monde. Vous êtes un véritable ami d’Israël, vous vous êtes toujours tenus à nos côtés, avec une clarté morale et du courage. »

Bien que le discours de Pence ait été salué par la majorité des députés israéliens, il a également été décrié par d’autres, qui l’ont jugé « messianique » et néfaste au processus de paix israélo-palestinien.

« Nous avons entendu un discours religieux et messianique. Pencec, comme Trump, ne comprend pas à quel point les mesures unilatérales impactent négativement le processus de paix », a déclaré la député Michal Rozin, du Meretz, un parti de gauche,

« L’appel aux Palestiniens, pour qu’ils reviennent à la table des négociations, accompagné d’une mesure unilatérale sur le déplacement de l’ambassade est un paradoxe que seul le gouvernement farfelu de Trump peut comprendre », a-t-elle ajouté.

Le députe Ayman Odeh (Liste arabe unie), qui a qualifié Pence de « dangereux et messianique », à l’annonce du boycott que son parti organiserait, a déclaré qu’il était fier que de son parti, qui a brandi des panneaux « Jérusalem est la capitale de la Palestine », au début du discours de Trump.

« Fier de diriger la liste commune dans une protestation forte et légitime, contre l’exaltation du racisme et de la haine du régime Trump-Netanyahu, qui parlent de la paix uniquement du bout des lèvres », a tweeté Odeh.

« Notre manifestation dans l’hémicycle est en l’honneur de tous ceux qui s’opposent à l’occupation et qui rêvent de paix. »

Saeb Erekat, haut responsable de l’OLP, a affirmé que que le discours de Pence à la Knesset n’a fait qu’éloigner l’idée de paix.

« Le discours messianique de Pence est un cadeau aux extrémistes et prouve que l’administration américaine fait partie du problème plutôt que de la solution », a déclaré Erekat sur Twitter.

« Son message au reste du monde est clair : violer les lois et les résolutions internationales et les Etats-Unis vous récompenseront », a conclu Erekat.

Le discours de Pence a eu lieu alors que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’est rendu à Bruxelles pour exhorter les membres de l’Union européenne à reconnaitre un état palestinien.

Durant son séjour dans la région, Pence ne rencontrera ni Abbas, ni d’autres diplomates de l’AP, qui ont refusé d’avoir des contacts avec l’administration Trump pour protester contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

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