Confinement : Seulement la moitié des restaurants devraient rouvrir leurs portes
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Confinement : Seulement la moitié des restaurants devraient rouvrir leurs portes

Un groupe de l'industrie dit que de nombreux établissements ne rouvriront que dans deux semaines, voire après Pessah ; 4 000 auraient définitivement fermé

Un restaurant à Tel Aviv, le 3 mars 2021. (Crédit :  Avshalom Sassoni/Flash90)
Un restaurant à Tel Aviv, le 3 mars 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Malgré une décision gouvernementale permettant aux restaurants de rouvrir leurs portes dès dimanche, au moins la moitié d’entre eux resteront fermés pour le moment alors que l’industrie lutte pour guérir des restrictions ravageuses des mesures de confinement qui ont été imposées dans la lutte contre le coronavirus, l’année dernière.

Selon l’Association israélienne des restaurants et des bars, un grand nombre d’entre eux ne rouvriront qu’au cours des deux prochaines semaines et certains attendront même le lendemain de Pessah, qui commence le 28 mars, a fait savoir le site Walla.

Les propriétaires de restaurants et de cafés auraient des difficultés à recruter du personnel alors que de nombreux employés préfèrent rester en congé. Les mesures adoptées par le gouvernement pour venir en aide aux travailleurs pendant la crise économique déclenchée par la pandémie prévoient que les employés en congé sans solde continueront à toucher des allocations sociales jusqu’à la fin du mois de juin.

Selon le site d’information, il y a environ 50 000 travailleurs en congé sans solde qui dépendent de l’industrie des restaurants et des bars qui ont ainsi décidé de reporter leur retour au travail.

Il y a deux semaines, l’Agence nationale de l’emploi avait indiqué aux patrons qu’ils pourraient rapporter tout cas de travailleur rejetant l’offre de reprendre le poste occupé avant la mise en congé sans solde. Jusqu’à présent, cette initiative n’a eu aucune répercussion sur le terrain, selon l’article.

Idan Weitzman, propriétaire de l’Eazy Cafe à Tel Aviv, a expliqué à Walla qu’il employait 25 personnes avant la pandémie – mais que dimanche, son personnel se limiterait à cinq personnes.

« J’espère véritablement que je pourrai à nouveau fonctionner pleinement et qu’on ne va pas fermer rapidement », a-t-il dit. « Le processus de réouverture est pour nous très compliqué et très coûteux ».

Weitzman a ajouté que même avant d’ouvrir son établissement, il avait eu besoin de travailleurs pour préparer la salle. « Il y a eu de forts investissements en termes d’équipements qui n’ont pas fonctionné depuis longtemps – certains sont abîmés, les réfrigérateurs ne marchent pas. Alors oui, nous craignons de relancer l’affaire, nous craignons de devoir fermer à nouveau », a-t-il continué.

Il a précisé qu’en plus des aides reçues, l’année passée, de la part de l’Etat, il a dû prendre des prêts à hauteur de centaines de milliers de shekels pour pouvoir survivre. « Il faudra que je les rende à un moment et je ne sais pas quand », a-t-il dit.

Selon un reportage diffusé vendredi par la Douzième chaîne, environ 4 000 restaurants sur plus de 14 000 – le chiffre d’avant la pandémie – ont définitivement fermé.

Les établissements sont autorisés à accueillir jusqu’à 100 personnes en possession du Badge vert – qui ont été vaccinées ou qui ont guéri du coronavirus – dans leurs salles remplies à une capacité de 75 % et ils peuvent servir jusqu’à cent clients installés en terrasse, même sans badge. Les tables doivent être séparées de deux mètres les unes des autres.

Jusqu’à présent, les restaurants et les cafés ne pouvaient offrir que des services de livraison et de vente à emporter.

Les propriétaires se sont dits aussi frustrés par le moment choisi pour l’annonce de la réouverture avec une approbation de dernière minute qui n’a été donnée que samedi par le cabinet, après le report de la décision qui aurait dû être initialement prise vendredi.

Samedi, avant l’approbation de la réouverture des établissements, les propriétaires des restaurants et des cafés avaient publié une lettre ouverte adressée au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour critiquer le gouvernement en raison de sa gestion de la situation. Ils avaient particulièrement fait part de leur mécontentement face à une initiative du ministère de la Santé, qui avait tenté de faire passer la distance obligatoire entre les tables de deux mètres à 2,50. La distance a été finalement fixée à deux mètres.

Israël a commencé, au mois de février, à assouplir les restrictions induites par le troisième confinement, rouvrant petit à petit les centres commerciaux, les salles de gym, les piscines, les hôtels et certaines institutions culturelles.

En plus des restaurants, la phase actuelle de réouverture du pays prévoit celle des salles événementielles, des hôtels et des attractions touristiques – certaines de ces activités étant réservées aux détenteurs du Badge vert.

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