Élections : Ben Gvir semble exclure une candidature commune avec Smotrich
S'adressant à la presse, le ministre de la Sécurité nationale a aussi rejeté les critiques de Benjamin Netanyahu sur sa récente vidéo qui a suscité une condamnation internationale
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Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, semble exclure une candidature commune à la Knesset avec le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, déclarant lundi à la presse qu’il était important que son collègue, avec lequel il s’était associé lors des dernières élections législatives, se présente seul.
Interrogé sur son intention de se présenter sur une liste commune avec le parti de Smotrich, HaTzionout HaDatit, Ben Gvir a répondu aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti qu’il estimait « qu’il fallait maximiser les voix de la droite afin qu’un gouvernement de droite puisse à nouveau voir le jour, et qu’Otzma Yehudit a un rôle très, très important à jouer. Otzma Yehudit n’est pas un parti sectaire » et compte des partisans « issus de tous les horizons : laïcs, traditionnels, haredim ».
« Je pense que Bezalel doit se présenter en tant que parti sioniste religieux. Si Dieu le veut, je crois et je sais qu’il peut franchir le seuil électoral. Otzma Yehudit devrait obtenir de nombreux mandats, et nous pourrons ainsi apporter un nombre important de sièges au bloc de droite afin qu’un gouvernement de droite puisse être formé. »
HaTzionout HaDatit se situe actuellement en deçà du seuil électoral dans les sondages. Selon toute vraisemblance, le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait tenter une nouvelle fois de négocier une liste commune entre Smotrich et Ben Gvir avant les élections, prévues au plus tard le 27 octobre.
Ben Gvir a également rejeté les critiques de Netanyahu concernant sa récente vidéo le montrant en train d’humilier des activistes de la Global Sumud Flotilla, placés en détention avant leur expulsion d’Israël.
Ces agissements ont suscité une vive condamnation à l’échelle internationale ainsi que des interdictions d’entrée sur au moins deux territoires à ce jour.
« J’aime le Premier ministre… mais nous avons parfois des désaccords », a déclaré Ben Gvir.
« Je pense qu’au vu des réactions venues du monde entier, une chose est claire : Israël n’est plus le souffre-douleur du Moyen-Orient. Et je suis fier que ma politique ne consiste pas à leur offrir des sandwichs et des fleurs », a-t-il ajouté.
« Le message passe », a-t-il dit, saluant l’Espagne à la suite de l’intervention de sa police contre des activistes de la flottille de retour d’Israël.
« Je n’irai ni en Pologne ni en France. Je n’irai dans aucun des pays qui m’ont interdit l’entrée sur leur territoire. Ce n’est pas grave, je n’achète pas de vêtements pour mon épouse à Londres. Tout va bien. »
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