Gideon Saar : mon but est de devenir Premier ministre
Rechercher

Gideon Saar : mon but est de devenir Premier ministre

L'ex-ministre souligne qu'il a accepté le choix du Likoud d'être représenté par Netanyahu lors des prochaines élections, et se refuse à commenter l'hypothèse d'une éventuelle inculpation du Premier ministre

L'ancien ministre de l'Intérieur Gideon Saar à la Knesset, le 23 décembre 2013 (Crédit : Flash90)
L'ancien ministre de l'Intérieur Gideon Saar à la Knesset, le 23 décembre 2013 (Crédit : Flash90)

L’ancien ministre du Likud Gideon Saar a expliqué vendredi que son retour en politique était la première étape d’un voyage dont le but est son accession au poste de Premier ministre.

Saar a annoncé son retour sur la scène politique lundi, deux ans et demi après l’avoir quittée lors d’une initiative qui avait pris ses collègues au dépourvu.

« Je reviens dans le but de prendre la tête du pays dans le futur », a indiqué Saar à la Dixième chaîne dans une interview diffusée vendredi soir.

L’ancien ministre a annoncé son retour alors que son parti avait déjà décidé de soutenir le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des prochaines élections.

Gideon Sa'ar (center) and Benjamin Netanyahu (right), August 21 (photo credit: Moshe Milner/Flash90)
Gideon Saar (au centre) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 août 2014 (Crédit : Moshe Milner/Flash90)

Selon les directives du parti du Likud, les prochaines élections à la tête du parti n’auront lieu qu’après les prochaines élections générales.

Saar a précisé qu’il avait pris bonne note de la décision de sa formation concernant la direction de Netanyahu.

« Mon mouvement a décidé que c’est Netanyahu qui le représenterait lors des futures élections et je l’accepte. Le Likud doit se renforcer en amont de ce prochain scrutin qui ne sera pas facile. Je vais m’y appliquer et atteindre une grande partie de la population », a dit Saar.

Netanyahu fait l’objet de plusieurs enquêtes de corruption, et il est possible qu’il soit inculpé dans les prochains mois.

Les analystes politiques estiment que Saar pourrait tenter de prendre la tête du parti si la position de Netanyahu devait vaciller, mais il s’est refusé à tout commentaire sur ce sujet vendredi.

« Je ne veux pas me prêter à ce jeu théorique du ‘Et si ?…' », a dit Saar, ajoutant néanmoins que « je me suis senti mal à l’aise après les entretiens entre Netanyahu et Moses. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le rédacteur en chef du Yedioth Ahronoth, Arnon Moses. (Crédit image composée : Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, et le rédacteur en chef du Yedioth Ahronoth, Arnon Moses. (Crédit image composée : Flash90)

Saar faisait allusion à une enquête en cours portant sur un accord de contrepartie présumé qui aurait pu être passé entre Netanyahu et le propriétaire du Yedioth Ahronoth Arnon Moses, dans lequel le Premier ministre aurait promis à Moses — qui a longtemps été considéré comme l’un des critiques les plus féroces du leader israélien – de faire adopter une législation permettant de restreindre la circulation du principal rival commercial du Yedioth, Israël Hayom, en échange d’une couverture plus favorable de ses actions.

Netanyahu aurait également demandé à Moses de l’aider à réduire la popularité de Naftali Bennett, le président du parti HaBayit HaBeyudi, qu’il considère comme un adversaire sérieux à la tête de la droite politique israélienne.

Netanyahu dément toute malversation.

Une étude menée par la Dixième chaîne au début de la semaine a montré que le Likud, s’il était dirigé par Saar, remporterait 29 sièges, au coude à coude avec le parti centriste Yesh Atid.

Répondant à ce sondage, Saar a confié qu’il « était en conflit avec la voie choisie par Lapid, mais je le respecte en tant que personne. »

« Néanmoins, je ne suis pas d’accord avec ses points de vue et je vais travailler dur afin qu’il ne devienne pas Premier ministre », a-t-il ajouté.

Gideon Saar avec son épouse Geula Even et leur fils à Tel Aviv, vingt quatre heures après l'annonce de son retrait de la politique, le 18 septembre 2014. (Crédit : Flash90)
Gideon Saar avec son épouse Geula Even et leur fils à Tel Aviv, vingt quatre heures après l’annonce de son retrait de la politique, le 18 septembre 2014. (Crédit : Flash90)

Saar a aussi été interrogé au sujet de son épouse, Geula Even-Saar, qui a été récemment nommé présentatrice vedette des informations de la nouvelle corporation de radiodiffusion, Kan, qui devait prendre la suite de l’Autorité de radiodiffusion d’Israël (IBA) dans les semaines à venir.

Selon un accord conclu entre Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon, le département chargé de l’information de Kan sera abandonné et celui de l’IBA sera chargé de la gestion des informations pour les prochains mois. L’épouse de Saar pourrait être l’une des victimes collatérales de la mise en œuvre de cet accord.

L’ancien ministre a répondu que son épouse ne devait ses réussites qu’à elle-même et qu’elle était une « professionnelle estimée ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...