Interdit par Londres, le Hezbollah dénonce « une insulte au peuple libanais »
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Interdit par Londres, le Hezbollah dénonce « une insulte au peuple libanais »

Le groupe terroriste chiite a prévenu la Grande-Bretagne que cette décision allait "susciter l'hostilité des gens de la région" et affecter son rôle au Moyen-Orient

Des femmes brandissent des drapeaux
libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)
Des femmes brandissent des drapeaux libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016. (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a dénoncé vendredi la décision de la Grande-Bretagne d’interdire le groupe dans sa totalité, la qualifiant d' »insulte au peuple libanais ».

Londres a annoncé lundi qu’être membre du Hezbollah ou promouvoir le groupe terroriste serait passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

« Le gouvernement britannique a insulté les sentiments et la volonté du peuple libanais en prenant cette décision », a réagi le Hezbollah dans un communiqué. « Les Libanais considèrent le Hezbollah comme une force importante et populaire et lui ont accordé une vaste représentation au Parlement et dans le gouvernement ».

Le Hezbollah a prévenu la Grande-Bretagne que cette décision allait « susciter l’hostilité des gens de la région » et affecter son rôle au Moyen-Orient.

Créé en 1982, le Hezbollah est considéré comme une organisation « terroriste » par Israël et les Etats-Unis, mais seule sa branche armée est classée comme telle par l’Union européenne.

Seule faction à ne pas avoir abandonné son arsenal militaire à l’issue de la guerre civile libanaise (1975-1990), le Hezbollah s’est imposé au Liban comme une des forces politiques incontournables, siégeant pour la première fois en 2005 au gouvernement.

Réagissant lundi, le chef de la diplomatie libanaise Gebran Bassil a estimé que la décision britannique « n’aura pas d’impact négatif direct sur le Liban, car on a déjà l’habitude de cette situation avec d’autres pays ».

Le Hezbollah est militairement impliqué aux côtés de Bachar al-Assad dans le conflit en Syrie, pays voisin du Liban.

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