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Israël fustige l’absence de procès pour le meurtrier de Sarah Halimi

Qualifiant le meurtre de "méprisable", le ministère des Affaires étrangères affirme que la décision envoie un mauvais message à la tolérance zéro face à l'antisémitisme

Sarah Halimi. (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)
Sarah Halimi. (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

Les autorités israéliennes ont fustigé mardi la décision de la Cour de cassation de ne pas traduire en justice le meurtrier de Sarah Halimi, la sexagénaire juive tuée à Paris en 2017, qui a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier, fort consommateur de cannabis depuis l’adolescence, pris d’une « bouffée délirante » lors des faits.

« Sarah Halimi a été assassinée pour des motivations clairement antisémites, pour la seule raison qu’elle était juive », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lior Hayat, au Times of Israël.

« C’est un meurtre méprisable qui a porté atteinte non seulement à la victime elle-même et à sa famille, mais aussi au sentiment de sécurité de toute la communauté juive. »

« La manière de faire face à l’antisémitisme passe par l’éducation, la tolérance zéro et de lourdes sanctions », a poursuivi Hayat. « Ce n’est pas le message que transmet la décision de la Cour ».

L’homme qui a tué en 2017 sa voisine juive, Sarah Halimi, ne sera pas jugé pour ce crime commis en pleine « bouffée délirante » et liée probablement à une forte consommation régulière de cannabis. La Cour de cassation, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire qui juge le droit et non les faits, a tranché mercredi la question de son irresponsabilité pénale.

Les avocats du frère de Mme Halimi ont annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

Le 4 avril 2017, Kobili Traoré, un musulman de 27 ans, fait irruption chez sa voisine juive de 65 ans, Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi. Il la roue de coups aux cris de « Allah Akbar » et en récitant des versets du Coran, avant de la jeter par-dessus le balcon de leur HLM de Belleville, dans l’est de Paris.

L’affaire avait relancé une vive polémique sur l’antisémitisme qui imprègne certains quartiers populaires, faisant réagir jusqu’au président Emmanuel Macron, qui a récemment appelé à un « changement de loi« .

Kobili Traoré reste aujourd’hui hospitalisé d’office, sur décision de la cour d’appel qui a aussi ordonné vingt ans de mesures de sûreté, dont l’interdiction d’entrer en contact avec les proches de la victime et de retourner sur les lieux.

A LIRE – Sarah Halimi : Des expertes s’inquiètent de la libération, à terme, du meurtrier

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