Israël refuse un voyage du Conseil de sécurité au Proche-Orient – diplomates
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Israël refuse un voyage du Conseil de sécurité au Proche-Orient – diplomates

Le Conseil s'est réuni pour se pencher sur l'impact de la décision israélienne de mettre fin à une mission internationale d'observateurs à Hébron

Archive : Des observateurs de la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH) en 2006. (Crédit : AP/Emilio Morenatti)
Archive : Des observateurs de la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH) en 2006. (Crédit : AP/Emilio Morenatti)

Israël s’est opposé à l’idée d’un prochain voyage du Conseil de sécurité au Proche-Orient incluant un déplacement dans les Territoires palestiniens, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.

Les Israéliens « ont dit non » à une telle visite, a indiqué un diplomate. « Les Etats-Unis n’ont même pas eu à s’y opposer », a ajouté un autre diplomate, à l’issue d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.

Cette rencontre était consacrée à la récente décision d’Israël fin janvier de mettre fin à une mission internationale d’observateurs à Hébron, une ville de Cisjordanie.

« Nous avons besoin d’un consensus » pour organiser une telle visite du Conseil de sécurité, des parties et de ses 15 membres, s’est borné à relever devant des journalistes l’ambassadeur du Koweït, membre non permanent du Conseil, Mansour Al-Otaibi.

« Nous travaillons toujours sur le sujet », a assuré de son côté la présidence en exercice du Conseil, tenue en février par la Guinée Equatoriale.

Lors de la réunion, cette présidence a fait un compte-rendu d’entretiens menés avec les Palestiniens et les Israéliens, après une première réunion à huis clos du Conseil il y a une semaine sur l’impact de la décision israélienne à Hébron, selon des diplomates.

A l’occasion de cette première rencontre, le Conseil avait constaté le plein soutien des Etats-Unis à la position israélienne pour mettre un terme à la mission d’observation internationale. La réunion s’était conclue sur une simple demande à la présidence de contacter les deux parties pour les écouter et leur transmettre les réactions des membres du Conseil.

Il y a une semaine, le Royaume-Uni avait relancé lors de cette première réunion la question d’un possible voyage du Conseil de sécurité au Proche-Orient, une proposition alors soutenue par notamment l’Indonésie, l’Afrique du Sud ou l’Allemagne, des membres non permanent.

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