Joseph Aoun, Israël et le terrorisme
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Joseph Aoun, Israël et le terrorisme

Le général libanais a exhorté ses soldats à se monter "vigilants à la frontière sud pour faire face aux ambitions et aux plans destructeurs de l'ennemi israélien"

Le Liban vu depuis le côté israélien de la frontière, le 10 novembre 2016. (Crédit : Doron Horowitz/Flash90)
Le Liban vu depuis le côté israélien de la frontière, le 10 novembre 2016. (Crédit : Doron Horowitz/Flash90)

Le général Aoun, nouveau commandant en chef de l’armée libanaise, nouvellement nommé à ce poste s’est adressé aux militaires lors d’une première allocution, rapporte L’Orient-Le Jour.

Il a profité de cette occasion pour désigner les eux ennemis du Liban : Israël et le terrorisme.

« J’ai pleine confiance que vous continuerez à être dignes de l’espoir placé en vous et serez prêts à affronter les défis (…). Soyez vigilants à la frontière sud pour faire face aux ambitions et aux plans destructeurs de l’ennemi israélien, et veillez à appliquer la résolution 1701 en collaboration avec la Finul (Force intérimaire des Nations unies pour le Liban) ».

« Tenez-vous également prêts, a-t-il continué, à poursuivre avec fermeté et force la guerre contre le terrorisme, afin de frapper ses foyers et repaires, jusqu’à le déraciner, et restez déterminés à libérer vos camarades retenus en otages (neuf soldats ont été enlevés par le groupe État islamique (EI) en août 2014, rappelle L’Orient-Le Jour, afin qu’ils retournent à leurs familles et à leur institution ».

Mais pas un mot sur le Hezbollah, ni sur la Syrie voisine. La scène politique libanaise est d’ailleurs profondément divisée sur le conflit dans la Syrie voisine et sur l’arsenal du Hezbollah, un parti appuyé par Téhéran et Damas et présent au gouvernement et au Parlement libanais.

Créé par les Gardiens de la révolution iraniens en 1982 dans la foulée de l’invasion israélienne, le Hezbollah est le seul parti libanais à ne pas avoir déposer les armes après la fin de la guerre civile (1975-1990).

Les déclarations de M. Hariri interviennent deux jours après des propos du président de la République libanaise Michel Aoun affirmant que l’arsenal du Hezbollah était « complémentaire » à celui de l’armée libanaise.

M. Aoun avait signé en 2006 une alliance avec le Hezbollah, mais à son élection en octobre, il s’est dit à égale distance avec toutes les parties libanaises.

M. Hariri et ses alliés accusent le Hezbollah d’être un « Etat dans l’Etat » et d’imposer sa volonté comme parti armé sur le pays. Ils réclament également qu’ils retirent ses combattants de Syrie.

Le Hezbollah se défend de toute accusation d’hégémonie et affirme que son arsenal est nécessaire pour la défense du Liban contre l’Etat hébreu. Le parti chiite et Israël s’étaient affrontés à l’été 2006 dans une guerre dévastatrice.

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