« Justice pour Sarah Halimi » : Cartes postales à Macron et rassemblements
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« Justice pour Sarah Halimi » : Cartes postales à Macron et rassemblements

Une initiative de cartes postales a été mise en place afin de réclamer justice ; plus de 1 000 personnes se sont rassemblées en hommage à Lyon et plus de 350 à Bordeaux

Un modèle de cartes postales envoyées à Emmanuel Macron réclamant justice pour Sarah Halimi. (Crédit : Consistoire israélite du Haut-Rhin)
Un modèle de cartes postales envoyées à Emmanuel Macron réclamant justice pour Sarah Halimi. (Crédit : Consistoire israélite du Haut-Rhin)

Née sur les réseaux sociaux il y a plusieurs jours, une initiative invite les citoyens français à envoyer une carte postale à l’adresse du président Emmanuel Macron afin de réclamer justice pour Sarah Halimi, sexagénaire juive dont l’assassin, Kobili Traoré, a été reconnu pénalement irresponsable le 19 décembre dernier.

Sur la carte postale, à envoyer à l’Elysée (55 rue du Fg Saint Honoré ; 75008 Paris) sans enveloppe et sans timbre, une seule phrase est à
indiquer : « Justice pour Sarah Halimi. »

« Tout le monde doit écrire le même message, sans rien d’autre que [cette phrase] », indique la page Facebook Nations pour Israël.

Edith Geismar et sa fille, qui a travaillé avec Sarah Halimi pendant trois ans, sont à l’origine du projet. « Elle a réagi sur les réseaux sociaux pour exprimer son indignation et on s’est dit ‘Pourquoi ne pas envoyer des cartes directement à l’Elysée’, explique la mère en parlant de sa fille à 20 Minutes. Un ami photographe nous a aidés pour la confection et l’impression et on a lancé le mouvement. »

Ce dimanche 12 janvier, à l’initiative du Consistoire israélite du Haut-Rhin, plus de 450 cartes postales ont été signées, a rapporté 20 Minutes.

L’initiative s’adressait en particulier aux communautés juives de Colmar et de Mulhouse. « En deux petites heures, on a eu 300 personnes de la communauté juive surtout, mais aussi une cinquantaine de chrétiens et d’athées qui sont venues signer ces cartes », a indiqué à 20 Minutes Laurent Schilli, secrétaire général du Consistoire. Outre les 450 cartes, près de 150 autres ont également été signées par procuration.

Si le responsable dit « avoir conscience de l’importance de la séparation des pouvoirs », cette « action symbolique » a été entreprise pour faire part au président « de notre incompréhension après [la décision de justice] ».

Ce dimanche également, de nouveaux rassemblements à Lyon et Bordeaux ont été tenus en hommage à Sarah Halimi.

Déjà, le 5 janvier dernier, des marches et rassemblements avaient été organisés à Paris, Marseille, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne ou encore Montpellier. Ces évènements avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes.

L’hommage à Sarah Halimi, place Bellecour à Lyon, le 12 janvier 2020. (Crédit : Crif Auvergne-Rhône Alpes)

Les deux manifestations de ce week-end, place Bellecour à Lyon et devant la Grande synagogue de Bordeaux, ont été organisées à l’initiative du Crif. Plus de 1 000 personnes étaient présentes à Lyon et plus de 350 à Bordeaux, selon l’organisation.

De nombreux élus et responsables étaient présents, et notamment à Bordeaux Fabienne Buccio, préfète de la Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine, Nicolas Florian, maire de Bordeaux, Patrick Bobet, président de Bordeaux Métropole, Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental, Érick Aouizerate, président du consistoire, le rabbin régional et le rabbin Claude Maman.

L’hommage à Sarah Halimi, devant la Grande synagogue de Bordeaux, le 12 janvier 2020. (Crédit : Crif Bordeaux Sud-Ouest)

« Ne pas traduire Traoré devant une cour d’assises, c’est ouvrir la porte à une jurisprudence dangereuse, pas seulement pour la communauté juive, mais également pour tous nos concitoyens », a déclaré Albert Roche, président du Crif Bordeaux Sud-Ouest. « Un débat national des responsabilités sous l’effet de drogues licites ou illicites est à ouvrir impérativement », a-t-il ajouté.

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