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La Cour met fin à l’emploi direct d’inspecteurs de casheroute par les restaurants

Le grand rabbinat devra préparer un nouveau système de certification d’ici l’an prochain et qui sera opérationnel pour septembre 2018

Des Israéliens dans un café de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des Israéliens dans un café de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La Haute cour de Justice a ordonné mercredi au grand rabbinat de réorganiser son système de certification casher, et de mettre un terme à une pratique où les entreprises paient les inspections d’approbation de leurs produits.

Les certifications casher des entreprises en Israël sont accordées par des organismes rabbiniques locaux publics, appelés comités de casheroute, qui sont sous le contrôle du grand rabbinat national.

Les inspecteurs de la casheroute rendent visite aux candidats et contrôlent leurs cuisines pendant la préparation de la nourriture afin de s’assurer que leurs méthodes répondent aux standards stricts de la loi orthodoxe.

Les restaurants et les entreprises alimentaires doivent aussi payer les inspecteurs du rabbinat afin de procéder à des visites régulières.

La cour a ordonné au rabbinat de préparer un système alternatif d’ici le mois de juin de l’année prochaine, et qu’il soit prêt à fonctionner au plus tard début septembre, a annoncé la radio publique israélienne.

Selon la décision du juge Elyakim Rubinstein, il est certain que les liens entre les inspecteurs et les entreprises doivent être rompus puisqu’ils créent un conflit d’intérêts pour les inspecteurs.

Rachel Azaria, députée de Koulanou, pendant une réunion de la commission de l'Economie de la Knesset, le 16 janvier 2017. (Crédit : autorisation)
Rachel Azaria, députée de Koulanou, pendant une réunion de la commission de l’Economie de la Knesset, le 16 janvier 2017. (Crédit : autorisation)

Lors d’une session de la commission de l’Economie de la Knesset en janvier, le rabbinat avait reconnu que des réformes du contrôle de l’industrie du casher étaient nécessaires, et avait dit aux députés qu’il travaillait à la réforme du système.

En juin 2016, la Haute cour de Justice avait statué que les entreprises peuvent affirmer répondre aux exigences alimentaires religieuses juives (casheroute en hébreu) uniquement si elles disposent d’un certificat du grand rabbinat. Cependant, la décision de la cour avait mis en avant la critique très répandue du système actuel, et donné deux ans au rabbinat pour procéder à des améliorations.

Une version préliminaire d’un rapport du ministère des Finances, qui a été publié dans la presse il y a un an, expliquait que l’industrie de la casheroute en Israël coûtait à l’économie 2,8 milliards de shekels par an. Les dépenses du rabbinat ont atteint les 600 millions de shekels, entraînant ainsi une hausse des prix de l’alimentaire, selon le rapport.

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