Le pape reçoit Abbas pour parler de la pression américaine sur les Palestiniens
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Le pape reçoit Abbas pour parler de la pression américaine sur les Palestiniens

En près d'un an, Donald Trump a transféré son ambassade à Jérusalem et a mis fin au financement de l'UNRWA

Le pape François reçoit le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au Vatican le 3 décembre 2018. (Crédit : Andrew Medichini / POOL / AFP)
Le pape François reçoit le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au Vatican le 3 décembre 2018. (Crédit : Andrew Medichini / POOL / AFP)

Le pape François a reçu lundi au Vatican le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas avec lequel il a évoqué « l’urgence de favoriser des parcours de paix et de dialogue (…) afin de combattre toute forme d’extrémisme et de fondamentalisme ».

Les deux hommes ont parlé des « conflits qui touchent le Moyen-Orient et de l’urgence de favoriser les parcours de paix et de dialogue, avec la contribution des communautés religieuses, afin de combattre toute forme d’extrémisme et de fondamentalisme », a souligné dans un communiqué le Vatican.

Le pape et le chef palestinien ont aussi évoqué « le chemin de réconciliation au sein du peuple palestinien [avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, au pouvoir à Gaza] ainsi que les efforts pour réactiver le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens et parvenir à la solution des deux Etats », a poursuivi le Vatican.

Au cours de l’année écoulée, le président américain Donald Trump a excédé les Palestiniens en transférant l’ambassade américaine à Jérusalem, en suspendant des centaines de milliers de dollars d’aide aux Palestiniens, et en fermant la mission de l’OLP à Washington.

Les négociations avec les Israéliens sont au point mort et l’AP a coupé les ponts avec l’administration américaine après l’annonce il y a environ un an par le président Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Les Palestiniens espèrent faire de cette ville la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Les Palestiniens sont divisés sur le plan politique depuis que le Hamas, groupe terroriste islamiste, a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007, évinçant le Fatah, dirigé par M. Abbas, de cette enclave après des affrontements meurtriers.

Depuis, toutes les tentatives de réconciliation ont échoué.

Le pape argentin et le dirigeant de l’AP ont également souhaité « un engagement renouvelé de la communauté internationale pour respecter les aspirations légitimes des deux peuples » et ont souligné « l’importance de reconnaître et préserver l’identité et la valeur universelle » de Jérusalem, ville sainte pour les trois religions.

Le pape François reçoit le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au Vatican le 3 décembre 2018. (Crédit : Andrew Medichini / POOL / AFP)

Recevant une heure après M. Abbas de jeunes Italiens appartenant au mouvement de paix « Rondine citadella della pace », le pape a parlé de la nécessité, sans citer de noms, de « leaders avec une nouvelle mentalité » pour parvenir à la paix.

« Il y a un besoin de leaders avec une nouvelle mentalité. Ces politiciens qui ne savent pas dialoguer et discuter ne sont pas des leaders de paix : un leader qui ne s’efforce pas d’aller vers ‘l’ennemi’, de s’asseoir à une table avec lui (…) ne peut pas conduire son propre peuple vers la paix », a conclu le pape François.

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