Tsahal à la recherche du terroriste armé qui a tué deux Israéliens
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Tsahal à la recherche du terroriste armé qui a tué deux Israéliens

L'attaque meurtrière commise dans une usine du nord de Cisjordanie a été "un attentat terroriste grave" ; le tireur était employé de l'entreprise et connaissait les victimes

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
  • Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)

L’armée israélienne a déclaré dimanche que l‘attaque meurtrière par arme à feu commise dans un parc industriel du nord de la Cisjordanie était « un attentat terroriste grave » et elle a indiqué qu’un grand nombre de soldats, notamment ses forces spéciales, étaient impliquées dans le recherche du tireur, qui serait encore armé.

Peu avant 8 heures du matin, le suspect, un Palestinien originaire du nord de la Cisjordanie et âgé de 23 ans, est entré dans une usine où il travaillait dans le parc industriel Barkan, situé à proximité de l’implantation d’Ariel, armé d’un fusil artisanal de type Carlo, selon le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

Une fois à l’intérieur, il a ouvert le feu sur un homme et une femme d’une trentaine d’années et il a blessé une troisième victime de 54 ans, une femme, à l’estomac. Cette dernière a été modérément blessée et elle a été prise en charge dans un hôpital voisin. Les médecins ont affirmé que ses jours n’étaient pas en danger.

Le suspect a alors pris la fuite, encore armé de son fusil.

« Il n’a pas encore été appréhendé. Nous savons qu’il est encore armé et considéré comme dangereux », a commenté Conricus. « Nous ne savons pas s’il prévoit de commettre un attentat terroriste encore une fois ou s’il a pris simplement la fuite, mais nous présumons qu’il est encore dangereux ».

Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d’une fusillade au parc industriel Barkan, en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)

L’armée israélienne, les services de sécurité du Shin Bet et la police ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver le tireur et ils ont déployé des troupes supplémentaires dans toute la Cisjordanie pour empêcher que surviennent des « répétitions » du même incident – un phénomène banal après les attentats terroristes d’ampleur.

Le suspect travaillait à l’Alon Group, une usine qui fabrique des systèmes de gestion des déchets, où l’attaque a été commise. Il avait un permis de travail légal et connaissait les victimes, selon Conricus.

Il avait été absent de son travail ces derniers jours mais faisait encore partie du personnel de l’usine, selon le porte-parole, qui avait précédemment démenti que l’homme avait été licencié.

« Nous savons qu’il y a eu d’autres facteurs impliqués, que cela n’a pas été purement et simplement un attentat terroriste », a dit Conricus, se référant à des rumeurs qui avaient laissé entendre que la fusillade était le résultat d’un mécontentement concernant son travail.

« Mais nous savons par des sources variées – que nous ne pouvons pas partager aujourd’hui mais que nous pourrons peut-être partager à l’avenir – que c’était une attaque terroriste », a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité israéliennes et les services médicaux sur les lieux d’une attaque à l’arme à feu dans le parc industriel de Barkan en Cisjordanie, le 7 octobre 2018 (Crédit : Flash90)

Le suspect, dont l’identité n’a pas été rendue publique par l’armée, avait posté sur sa page Facebook, tôt dans la matinée, qu’il était « dans l’attente d’Allah ».

Selon les militaires, le suspect n’avait aucun antécédent en termes d’activités terroristes et n’entretenait pas de liens avec des groupes terroristes, même si certains d’entre eux ont salué son action.

Le suspect est originaire du village de Shweiha, proche de Tulkarem, en Cisjordanie, ont noté les militaires.

Les médias palestiniens ont noté que des routes avaient été fermées et des check-points installés à travers tout le nord de la Cisjordanie dans le cadre de la recherche du suspect.

Des images enregistrées par les caméras de sécurité semblent le montrer prenant la fuite après l’attentat, portant un fusil semi-automatique artisanal de type « Carlo ».

Les entreprises du parc industriel Barkan, situé à proximité de la ville-implantation d’Ariel, emploient environ 8 000 personnes, dont la moitié approximativement sont des Israéliens et l’autre des Palestiniens.

« C’est un incident très dur. Jusqu’à présent, il n’y avait pas eu d’incidents sécuritaires ici. Depuis des décennies, ces zones industrielles ont été une passerelle de coexistence », a dit Yossi Dagan, chef du conseil régional de Samarie.

Le parc industriel de Barkan, à proximité de l’implantation d’Ariel en Cisjordanie (Crédit : Shuki/Wikipedia CC BY-SA 3.0)

Shai Amichai, directeur-général de la zone industrielle, a lui aussi dépeint les lieux comme un bel exemple de coexistence entre Israéliens et Palestiniens qui y travaillent côte à côte.

« Que ce soit dans la zone industrielle et au sein de la communauté elle-même, la coopération est fructueuse », a-t-il dit au site Ynet. « Nous vivons une relation de voisinage, des relations professionnelles au niveau le plus élevé. Les résidents se sentent en sécurité sur leur lieu de travail et un grand nombre établissent des liens hors du travail ».

« Je ne connais pas les procédures de sécurité sur la zone », a-t-il ajouté. « Mais il n’y a pas eu de baisse du nombre des forces sécuritaires dans la région, qu’elles travaillent ou non sous couverture ».

Le maire de la ville voisine d’Ariel, Eli Shviro, a expliqué au site d’information Walla que « les zones industrielles dans lesquelles Juifs et Palestiniens travaillent ensemble sont la voie ouverte à la coexistence dans notre région ».

En 2015, un Palestinien avait attaqué au couteau et blessé deux gardiens de sécurité dans le même parc industriel. Les gardes, sur le site, avaient ouvert le feu sur l’assaillant, qui était mort pendant l’attaque.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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