Les Etats-Unis ont libéré une journaliste iranienne – TV
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Les Etats-Unis ont libéré une journaliste iranienne – TV

Marzieh Hachemi devait être maintenue en détention jusqu'à ce qu'elle témoigne devant un grand jury, dans le cadre d'une enquête pénale dont la nature n'a pas été révélée

Marzieh Hashemi, une présentatrice télté américano-iranienne. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Marzieh Hashemi, une présentatrice télté américano-iranienne. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Les Etats-Unis ont relâché une journaliste iranienne après 10 jours de détention, a annoncé la chaîne d’Etat Press TV pour laquelle elle travaille.

« Le gouvernement américain a relâché sans charges la présentatrice de Press TV Marzieh Hachemi détenue de manière illégale pendant 10 jours », a indiqué mercredi soir tard la chaîne de langue anglaise sur son site internet.

La journaliste américano-iranienne a été arrêtée le 13 janvier à l’aéroport St Louis Lambert au Missouri, selon des proches cités par Press TV.

Née aux Etats-Unis sous le nom de Melanie Franklin avant sa conversion à l’islam et son mariage avec un Iranien, Mme Hachemi revient régulièrement dans son pays de naissance pour rendre visite à sa famille.

Installée en Iran, où elle est depuis 25 ans l’un des visages les plus connus de Press TV, elle a été arrêtée alors qu’elle effectuait une de ces visites à un frère malade, selon les proches cités par la chaîne.

Press TV a publié mercredi sur son site internet un message audio de Mme Hachemi dans lequel elle dit qu’elle vient d’être libérée et elle remercie proches et amis pour leur soutien.

« J’ai finalement été libérée de prison », dit-elle.

« J’ai beaucoup à dire sur ce que j’ai vécu. Nous parlerons de ça bientôt », ajoute-t-elle, en référence à des informations selon lesquelles elle aurait été forcée d’enlever son voile.

Selon un document rendu public le 18 décembre, Mme Hachemi devait être maintenue en détention jusqu’à ce qu’elle témoigne devant un grand jury, dans le cadre d’une enquête pénale dont la nature n’a pas été révélée.

Ce document ne donne aucune date de comparution mais précise que la journaliste n’est pas accusée de crime. On ignore si elle a comparu avant sa libération.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif avait demandé le 17 janvier la libération immédiate de Mme Hachemi, qualifiant son arrestation d' »acte politique inacceptable qui piétine la liberté d’expression ».

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