Les Libanais réfugiés en Israël bientôt amnistiés et autorisés à rentrer ?
Des députés estiment qu’ils « devraient pouvoir rentrer » au pays, tandis que les députés du Hezbollah se seraient dit « ouverts » à la question
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En avril et octobre 2024, dans la foulée de la riposte de Tsahal aux attaques du Hezbollah, nous analysions les traumatismes de l’exil pour les Libanais, anciens de l’Armée du Liban Sud et leurs familles, réfugiés en Israël depuis plus d’un quart de siècle.
Constituante du traumatisme pour ces « Tsadalnikim », littéralement en hébreu « ceux de l’ALS », anciens membres de la milice, en grande majorité chrétienne, alliée à Israël dans les années 80 et 90 lors de la guerre dans le sud du Liban : la perte de contact direct avec leur « mère patrie » et la peur de représailles pour leurs proches restés de l’autre côté de la frontière. Proches avec lesquels ils ne pouvaient rester en contact que via des tiers.
Pour la deuxième génération des membres de l’ALS qui avait ressenti la mort de Nasrallah comme un fol espoir d’une paix israélo-libanaise, car le Hezbollah, ils en étaient certains, était perçu par « la plupart des Libanais comme une entité étrangère qui travaille pour l’Iran et non pour le peuple libanais », l’espoir de franchir la frontière dans l’autre sens et de se réinstaller au Liban n’était pas éteint.
L’un de nos témoins d’alors expliquait : « La guerre donne au Liban l’occasion de créer une coalition entre Libanais et Israéliens capable de « rétablir la souveraineté du Liban et créer les conditions d’une paix durable ».
Un frein levé ?
Ce possible retour vient-il de se concrétiser au Parlement Libanais ? Dans le journal « L’Orient, le jour », un article en date du 4 mai signé Yara Abi Akl (3), explique que plusieurs députés chrétiens souhaiteraient inclure, dans un vaste programme d’amnistie, les réfugiés libanais – essentiellement chrétiens mais aussi chiites – installés en Israël.
Ces députés estiment qu’ils « devraient pouvoir rentrer » au pays, tandis que les députés du Hezbollah se seraient dit « ouverts » à la question.
A l’heure, explique l’article, où les sunnites pressent pour la libération des détenus islamistes des geôles du Liban, des députés chrétiens s’activent pour que la loi d’amnistie générale, si elle est adoptée, puisse inclure les Libanais établis en Israël depuis le retrait en 2000 de Tsahal, car sous la menace directe du Hezbollah.
Un dossier et une demande à replacer dans le contexte actuel de pression de l’administration Trump pour « briser la glace entre le Liban et Israël » afin d’arracher la fin des hostilités au pays du cèdre et démilitariser définitivement le Hezbollah.
la Communauté du Times of Israël !







