L’ex-responsable du Trésor, Yaron Zelekha, lance un parti pour sauver l’économie
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L’ex-responsable du Trésor, Yaron Zelekha, lance un parti pour sauver l’économie

L'ex-comptable général critique la politique financière des dirigeants et espère s'allier avec d'autres partis avant les élections

L'économiste israélien Yaron Zelekha vu lors d'une conférence de presse dirigée par la présidente du Parti travailliste israélien Shelly Yachimovich (non vue), avant les élections nationales israéliennes, le 15 janvier 2013. (Yossi Zeliger/FLASH90)
L'économiste israélien Yaron Zelekha vu lors d'une conférence de presse dirigée par la présidente du Parti travailliste israélien Shelly Yachimovich (non vue), avant les élections nationales israéliennes, le 15 janvier 2013. (Yossi Zeliger/FLASH90)

L’ancien comptable général du ministère des Finances est devenu la dernière personnalité publique à annoncer la création d’un nouveau parti pour les prochaines élections, déclarant mercredi qu’il entrait en politique afin de « sauver Israël de la catastrophe économique ».

Dans une déclaration, Yaron Zelekha, critique de longue date de la politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a dénoncé la conduite économique des dirigeants israéliens durant la pandémie de coronavirus, les mesures de confinement ayant fait perdre leurs moyens de subsistance à des centaines de milliers de personnes et entraîné la fermeture de milliers d’entreprises.

« J’annonce la création d’un nouveau parti, le Parti Économique », a-t-il indiqué dans la déclaration, précisant qu’il chercherait à devenir ministre des Finances dans le prochain gouvernement « pour faire entrer Israël dans une période de prospérité ».

« Je sais ce qu’il faut pour sauver Israël de la crise économique vers laquelle il se dirige », a ajouté Zelekha. « J’ai déjà fait cela auparavant et je le ferai encore. Je sais comment faire baisser le coût de la vie en même temps que le prix des logements ».

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« Mon but est de sauver Israël de la catastrophe économique », a déclaré Zelekha, qui est directeur du programme d’études comptables au Collège académique Ono. « Nos dirigeants financiers doivent changer. »

Zelekha critique depuis des mois la façon dont le gouvernement Netanyahu gère la crise économique, en déclarant au Times of Israel en avril dernier que l’Etat paierait un lourd tribut à sa politique « avare ». Chaque entreprise qui fait faillite parce qu’elle n’a pas obtenu un prêt garanti par le gouvernement « cessera à jamais de payer des impôts et ses travailleurs seront mis au chômage et auront besoin d’allocations de chômage », a-t-il déclaré.

Les attaques liées à la crise financière provoquée par la pandémie sont déjà devenues une partie importante de la campagne en vue du vote du 23 mars, plusieurs partis de l’éventail politique ayant promis d’en faire leur priorité absolue. Zelekha sera ostensiblement en concurrence avec le président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, qui a également déclaré qu’il voulait être le prochain ministre des Finances d’Israël.

Le maire de Tel Aviv Ron Huldai (à gauche) et le ministre de la Justice Avi Nissenkorn (à droite), le 29 décembre 2020. (Capture d’écran : YouTube)

Alors que Zelekha, qui a été comptable général de 2003 à 2007, va créer son propre parti, les médias israéliens ont rapporté qu’il est prêt à s’associer à d’autres partis. Il est connu pour ses liens étroits avec le ministre de la Justice sortant Avi Nissenkorn du parti Kakhol lavan, qui a annoncé mardi qu’il rejoignait le nouveau parti de centre gauche fondé par le maire de Tel Aviv, Ron Huldai.

Alors que Zelekha se lançait dans la bataille, Gadi Eizenkot, ancien chef d’état-major de Tsahal, a informé les différents chefs de partis qui le poursuivaient qu’il avait décidé de ne pas se présenter aux prochaines élections à la Knesset.

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