Liban : Un Casque bleu indonésien tué dans une explosion, un 2e gravement blessé
La FINUL enquête sur l'origine du projectile qui a frappé sa position près du village d'Adchit al-Qusayr ; Tsahal a ouvert sa propre enquête
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La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a indiqué qu’un Casque bleu a été tué dimanche lorsqu’un projectile a explosé sur l’une de ses positions, près du village d’Adchit al-Qusayr, dans le sud du Liban.
Un autre soldat de la paix a été grièvement blessé, a-t-elle précisé dans un communiqué publié tôt lundi matin.
Contactées par le Times of Israel à ce sujet, les autorités militaires ont déclaré mener une enquête.
Le ministère indonésien des Affaires étrangères a déclaré que le soldat de la paix décédé était l’un de ses ressortissants et que trois autres avaient été blessés par des tirs d’artillerie indirects à proximité de la position du contingent indonésien de la FINUL, près d’Adchit al-Qusayr.
« Nous ne connaissons pas l’origine du projectile. Nous avons ouvert une enquête pour déterminer toutes les circonstances », a déclaré la FINUL.
« Une fois de plus, nous appelons tous les acteurs à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à garantir à tout moment la sécurité du personnel et des biens de l’ONU, notamment en s’abstenant de toute action susceptible de mettre en danger les soldats de la paix », a ajouté la FINUL.
« Personne ne devrait jamais perdre la vie au service de la paix. »
L’Indonésie a condamné cette attaque, déclarant que toute atteinte aux Casques bleus était inacceptable, et a répété sa condamnation des « attaques israéliennes dans le sud du Liban ».
La ville d’Adchit al-Qusayr est située près de la frontière sud du Liban avec Israël, où les troupes israéliennes affrontent le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah depuis près d’un mois.
La guerre au Moyen-Orient s’est étendue au Liban au début du mois de mars après que le Hezbollah, soutenu par la république islamique, a commencé à tirer des roquettes et à lancer des drones sur Israël. Ces attaques ont déclenché une nouvelle offensive de Tsahal.
La FINUL est stationnée dans le sud du Liban pour surveiller les hostilités le long de la ligne de démarcation avec Israël, une zone au cœur des affrontements entre les troupes israéliennes et les terroristes du Hezbollah.
La mission, qui prendra fin en 2026, a été prise sporadiquement entre deux feux, tant par Israël que par le Hezbollah, au cours des deux dernières années.
Le 6 mars, les forces armées ghanéennes ont déclaré que le quartier général de leur bataillon de maintien de la paix de l’ONU au Liban avait été touché, blessant gravement deux soldats.
L’armée israélienne a ensuite reconnu que ses tirs de chars avaient touché une position de l’ONU dans le sud du Liban ce jour-là, blessant les soldats de la paix ghanéens. Tsahal a déclaré que ses troupes avaient riposté à des tirs de missiles antichars du Hezbollah, qui avaient légèrement blessé deux de ses soldats.
La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, puis qui avait servi de base au cessez-le-feu conclu au mois de novembre 2024 avec ce groupe terroriste pro-république islamique, stipule notamment qu’aucune force armée ne doit mener des opérations dans le sud du Liban, à l’exception des Casques bleus de l’ONU et de l’armée libanaise.
Israël soutient depuis longtemps que la force d’observation a échoué dans sa mission, n’ayant guère empêché le Hezbollah de renforcer ses effectifs près de la frontière israélienne au cours des dernières décennies.
Depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a commencé à attaquer Israël en réponse à l’élimination du guide suprême iranien Ali Khamenei, le groupe terroriste chiite libanais a tiré des centaines de roquettes par jour, selon Tsahal. Cependant, la grande majorité de ces tirs a été dirigée contre les troupes israéliennes opérant dans le sud du Liban ; seules quelques dizaines de projectiles ont franchi la frontière pour atteindre Israël.
Tsahal estime que le Hezbollah dispose toujours de milliers de roquettes à courte portée, ainsi que de centaines de projectiles à plus longue portée. L’armée a déclaré que le groupe terroriste lançait la plupart de ses attaques depuis l’intérieur du sud du Liban, et non depuis la zone proche de la frontière.
Ces attaques ont eu lieu après une période de calme relatif, suite à un accord de trêve conclu en novembre 2024, qui avait pratiquement mis fin à une précédente vague de combats. Celle-ci avait débuté lorsque le Hezbollah avait attaqué Israël le 8 octobre 2023, soit un jour après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien Hamas, qui avait déclenché la guerre à Gaza.
Israël a accusé à plusieurs reprises le Hezbollah de tenter de se réarmer et l’armée libanaise de ne pas désarmer ce groupe terroriste soutenu par le régime iranien.
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