Rechercher

Liberman : Netanyahu a empêché l’assassinat de dirigeants du Hamas

Le ministre des Finances a rappelé que l’ex-Premier ministre avait libéré Yahya Sinwar contre Shalit. Netanyahu a rétorqué que "le Hamas sent la faiblesse de Bennett et s'enhardit"

Capture d'écran d'une vidéo du ministre des Finances Avigdor Liberman lors de l'ouverture d'une réunion du comité socio-économique ministériel, le 15 février 2022. (Crédit: YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo du ministre des Finances Avigdor Liberman lors de l'ouverture d'une réunion du comité socio-économique ministériel, le 15 février 2022. (Crédit: YouTube)

Le ministre des Finances Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, a déclaré samedi que l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu avait refusé de commanditer l’assassinat des dirigeants du Hamas pendant son mandat de Premier ministre.

S’adressant à la Douzième chaîne, Liberman a noté que Netanyahu était celui qui avait approuvé la libération de l’actuel chef du groupe terroriste à Gaza, Yahya Sinwar, dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers contre Gilad Shalit en 2011.

Netanyahu « est celui qui a empêché toute tentative de tuer les chefs du Hamas », a déclaré le ministre, qui avait servi comme ministre de la Défense sous Netanyhu.

Sinwar avait passé des décennies dans une prison israélienne après avoir été reconnu coupable, en 1989, d’avoir enlevé et exécuté deux soldats israéliens. Il était connu par ses interrogateurs israéliens comme « le boucher de Khan Younis » en raison de la réputation qu’on lui prêtait d’assassiner avec enthousiasme les Palestiniens soupçonnés de collaborer avec Israël.

En réponse, Netanyahu a écrit sur son compte Twitter avoir donné des instructions pour le meurtre du haut dirigeant du Hamas, Ahmaed Jabari, en 2012 et avoir ordonné la prolongation de l’opération « Gardien des murs » afin de tuer Sinwar et Mohammed Deif, le chef de l’aile militaire du Hamas.

« Sous Netanyahu, le Hamas savait qu’il en paierait le prix. Sous Bennett, ils sentent la faiblesse et s’enhardit », a-t-il déclaré.

Liberman a précisé que toute reprise des assassinats ciblés de dirigeants terroristes devait être discutée au préalable au sein du cabinet de sécurité.

Les responsables israéliens auraient indirectement averti Sinwar de possibles mesures de rétorsion contre le groupe, pour avoir encouragé les récents attentats terroristes meurtriers.

Yahya Sinwar, gouverneur du Hamas à Gaza, prend la parole lors d’une réunion dans la ville de Gaza, le 30 avril 2022. (Crédit : Mahmud Hamas/AFP)

Le Hamas n’a revendiqué la responsabilité de quasiment aucun des attentats commis depuis le 22 mars, qui ont fait 19 morts en Israël et en Cisjordanie, alors que Sinwar a, lui, appelé à plusieurs reprises les Palestiniens à attaquer les Israéliens et publiquement félicité les terroristes, encourageant de nouvelles attentats.

Le groupe terroriste a toutefois revendiqué la responsabilité d’un attentat qui a tué un agent de sécurité posté devant l’implantation d’Ariel en Cisjordanie, le 29 avril dernier.

Selon les informations de la Douzième chaîne, des responsables diplomatiques et de sécurité auraient transmis un message à Sinwar aux termes duquel l’attentat d’Ariel, ajouté aux appels au terrorisme, donnaient toute latitude à Israël pour riposter militairement envers Gaza.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...